Faire des EFFORTS, ça peut faire des miracles ou de sacrés dégâts

Faire des EFFORTS, ça peut faire des miracles ou de sacrés dégâts

Faire des EFFORTS, ça peut faire des miracles ou de sacrés dégâts 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Il y a quelques semaines, j’ai regardé le documentaire Préliminaires sur Arte. C’est un documentaire sur la sexualité des ados et c’est passionnant… ou flippant. Voire les deux.

Il est beaucoup question de nudes, ces photos dénudées (voir souvent carrément à poil) que les jeunes s’envoient par message sur leurs smartphones. Mais aussi de fellation. Ça semble être le nouveau bisou de la cour de récré.

Les mecs veulent ça et les nanas leur “offrent” ça. Côté égalité des sexes, on repassera…

Un moment, j’ai été touchée par une jeune femme qui se remémore ses années d’adolescence. Elle explique qu’elle n’avait pas du tout envie de faire une fellation à un mec mais que, comme tout le monde avait l’air de le faire, elle s’est forcée.

Ce que j’ai le plus aimé dans ses propos, c’est qu’elle compare un peu ça à d’autres moments dans la vie où on se force à faire quelque chose… pour son bien.

Voici les propos d’Adélaïde, 23 ans (à la minute 34 minutes 40 du documentaire):

Comme il faut que je le fasse, ben il faut que je me fasse un peu violence parce que sinon ça n’arrivera jamais. C’est là dessus que je me pose des questions. Je sais que des fois j’ai besoin, dans la vie de tous les jours, de me faire un peu violence pour travailler, pour plein de choses. Et, dans la sexualité, ça a été aussi sur ce même schéma là. J’arrive pas à faire la différence entre “je suis un peu reconnaissante de m’être forcée” et, en même temps, pourquoi je me suis forcée? C’est là dessus que mes plus grandes questions, elles se posent encore aujourd’hui. C’est dur de s’y retrouver.

C’est vrai ça! Comment faire la différence entre un effort qui va nous permettre de dépasser une mauvaise habitude, par exemple, – donc pour notre bien – et l’effort qui ne nous fait pas de bien?

Tous les efforts se valent-ils?

Faire un effort nous pousse-t-il toujours dans la bonne direction?

J’y ai beaucoup réfléchi depuis que j’ai vu ce documentaire parce que, moi aussi, j’ai passé pas mal de temps dans ma vie à faire des tonnes d’efforts dans plein de domaines en me disant que c’était pour mon bien.

Rester avec un mec. Essayer d’être avec un mec. Rester dans un job. Essayer un job. Tenter tel sport. Sortir boire un verre avec une copine alors que j’étais déjà en pyjama,…

A force 😉 d’y réfléchir, je suis arrivée à classer les efforts en 3 grandes catégories.

1. L’effort qui ne coûte pas grand chose

C’est celui qu’on fait sans que ça porte trop à conséquences. Genre aller voir un film qu’on n’avait pas trop envie de voir. Aller boire un thé chez nos grands-parents même si ça nous dit moyen. Manger un plat qu’on n’aime pas trop,…

2. L’effort qui élève

Vous savez, ce genre d’effort qui vous coûte mais vous savez que c’est pour votre bien. Genre faire du sport, manger plus sainement, arrêter de consulter votre smartphone 6 heures par jour.

Ça vous demande de faire un sacré effort vu que ce n’est pas du tout dans vos habitudes mais vous savez que, si vous y parvenez, votre vie devrait être un peu meilleur qu’elle ne l’est actuellement.

C’est ce genre de moments où vous entrez en lutte avec votre petit diable qui, lui, ne veut pas forcément votre bien et qui va vous donner toutes les bonnes raisons pour que vous ne bougiez pas de votre canapé ou que vous arrêtiez d’essayer de résister aux yeux doux que vous fait votre smartphone.

3. L’effort qui vous coupe de vous

Ça, c’est l’effort le plus pernicieux. Au contraire de l’effort précédent, votre petit diable vous pousse plutôt à le faire que le contraire.

Dans la catégorie 2, au fond vous voulez mais vous sentez une résistance. Par contre, dans le cas de l’effort qui vous coupe de vous, vous ne le voulez pas mais votre petit diable vient en rajouter une couche en commençant à vous exposer toutes les bonnes raisons pour lesquelles vous devriez quand même faire cet effort.

Le plus difficile est de sentir cette première impression, celle qui vient du fond de vous, sans rien dire. Ce feeling. Ce c’est bon ou c’est pas bon.

(A mon avis, en écoutant la jeune femme du documentaire, je pense que l’effort dont elle parle est à classer dans cette catégorie.)

On devrait arriver à s’arrêter à cette première sensation et à suivre cette indication sauf que ce n’est pas facile parce qu’ensuite il y a tous les mots qui s’ajoutent. On entre en pourparlers avec notre ego (notre petit diable) et, comme il est très fort pour vous faire perdre de vue cette étincelle qui vient du fond de vos tripes (votre bide ou où que ce soit d’autre), vous allez souvent choisir de suivre ses indications par ras-le-bol.

Parce que, sur le terrain des mots, c’est forcément l’ego (le petit diable) qui gagne. Vous pensez peut-être que c’est lui qui gagne parce que votre étincelle n’a pas d’arguments à lui opposer. Sauf que votre étincelle ne sait pas parler. Les mots, c’est pas son rayon. Elle, elle se manifeste par une sensation. Les deux ne jouent donc pas sur le même plan.

L’autre jour, lors de mon cours de stretching, j’ai observé ce tiraillement en action. Un homme un peu vieux et bedonnant est arrivé au cours. Un cours où il n’y a que des femmes et j’aime mieux vous dire qu’il a certainement dû prendre sur lui pour se présenter à ce cours. Il explique à la prof que c’est la première fois qu’il fait du stretching. A ce moment, je me dis qu’il fait un sacré effort qui va l’élever. Donc un effort de catégorie 2.

A la fin du cours, après avoir vraiment galéré, il va vers la prof en lui disant que ce n’est pas du tout son truc, limite Le stretching, c’est de la merde, ça ne sert à rien. Là, j’imagine son petit diable qui n’a pas dû le lâcher pendant l’heure qu’a duré le cours en lui disant, au moment où il n’arrivait pas à lever la jambe, que Tu vois, c’est un truc de gonzesses, c’est pas fait pour toi. Tu devrais faire autre chose plus facile pour toi. De toutes manières, t’es pas si raide. Ton médecin te conseil n’importe quoi. En plus, ça finit avec de la méditation. Quelle plaie. Viens, on va boire une bonne bière pour oublier ça…

Se sentir vulnérable et tenir bon malgré tout, c’est ça le vrai courage. Suivre votre étincelle malgré les difficultés. Parce que, des difficultés, il y en aura.

Cet homme a osé plonger dans sa vulnérabilité, ce qui n’a pas plu du tout à son mental (ego, petit diable) qui est revenu à la charge pour remettre cette homme à sa place.

Votre étincelle, c’est vous, c’est ce que vous êtes au fond et, à force de trop écouter le petit diable, vous vous coupez de votre moi profond pour finir par ne plus savoir vraiment qui vous êtes.

Alors faites attention aux efforts que vous faites. Car même de petits efforts qui ne coûtent pas grand chose, à force d’être répétés trop souvent, vous coupent de vous. C’est comme si vous vous trahissiez. Et, à force de le faire, il y a de quoi perdre complètement votre nord.

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