Quand on est comme un hamster dans une roue, impossible de prendre du RECUL

Quand on est comme un hamster dans une roue, impossible de prendre du RECUL

Quand on est comme un hamster dans une roue, impossible de prendre du RECUL 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

J’ai adoré la Une d’une des dernières éditions du magazine Le Point:

Ces Français qui n’ont plus envie de travailler…

Avec, en sous-titre: Enquête sur les nouveaux “décrocheurs”

Parce que, une des conséquences de cette crise, c’est que de nombreux·ses travailleur·euse·s qui ont été éloigné·e·s de leur job (en télétravail ou en chômage partiel) se sont rendu·e·s compte qu’ils·elles n’aimaient pas leur job ou qu’ils·elles n’aimaient pas les conditions dans lesquelles ils·elles l’exerçaient.

Dans cet article, on peut lire que ces longs mois d’inactivité rémunérée ont favorisé des réflexions plus larges sur le sens qu’il y avait à “perdre sa vie à la gagner”.

Oui, parce que “l’avantage” de ces mois est que beaucoup ont continué à être payés et ont donc pu profiter, se poser des questions, dans un espace sécurisé puisque leur paie continuait de tomber (en entier ou en grande partie).

Pas sûre que ceux·celles qui ont vraiment morflé économiquement ont autant “profité” de ces quelques mois pour rêver à une vie moins contraignante…

Parce que, il faut le reconnaître, des moments pareils ont au moins le mérite de nous décoller de notre réalité. Quand on a trop la tête dans le guidon, impossible de prendre du recul.

J’ai bien aimé ces mots de l’ancien Premier Ministre Edouard Philippe. Dans un documentaire qui va lui être consacré, il explique que, quand on occupe une telle fonction, la façon de penser est changée. Les grandes séquences sont remplacées par des très brèves. Je pense que je réfléchis moins qu’avant.

Quand on est pris dans un rythme effréné, impossible d’arrêter la roue pour réfléchir ne serait-ce que quelques instants.

Car réfléchir demande du temps et un espace nécessaire pour que la réflexion fasse son chemin en toute quiétude.

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Il n’y a pas que certain·e·s travailleur·euse·s qui ont pu prendre du recul. Les Hawaïen·ne·s aussi. Avec la disparition des touristes, ils·elles ont pu (re)découvrir leurs îles. Dans cet article, on peut lire: En 2019, l’Etat touristique avait battu le record de 10 millions de visiteurs. En leur absence, les habitants ont foulé à nouveau des plages désertes qu’ils ne fréquentaient plus. Ils ont plongé dans l’arrière-pays verdoyant d’habitude réservé aux vols en hélicoptère pour les riches étrangers. Ils ont aussi pris conscience des dégâts environnementaux du tourisme de masse. Le manque d’eau récurrent, car engloutie dans les hôtels et les terrains de golf, la destruction des récifs coralliens par les crèmes solaires, la menace sur une biodiversité exceptionnelle: 44% des espèces végétales en danger aux Etats-Unis poussent sur l’archipel.

Une pause. Du recul. Du calme.

Des ingrédients nécessaires pour prendre conscience de ce qu’on veut et de ce qui nous fait du bien.

Et il n’y a pas que pour le travail ou le tourisme que le recul a du bon.

L’autre matin, je me suis réveillée un peu ronchon. Comme j’ai la “chance” de vivre à mon rythme et de ne pas (trop) me sentir pressurisée par un système, j’ai tout de suite eu le recul nécessaire pour me rendre compte de l’état dans lequel j’étais.

Comme mon amoureux était la première personne que je voyais, je sentais que j’avais envie de lui chercher des noises, rien que pour décharger mon mal-être sur quelqu’un. Et comme c’était le seul quelqu’un à proximité…

Cette distance, ce recul (pas sûre que j’aurais pu juste prendre les deux minutes nécessaires pour me rendre compte que mon état n’avait rien à voir avec lui) si j’avais dû me lever pour m’occuper de 3 gamins avant de partir faire un boulot chiant pour gagner des clopinettes…), ça se gagne (même s’il faut parfois une crise pour s’en rendre compte) mais surtout ça s’entretient.

Parce que, si vous ne le faites pas, vous risquez bien de retomber dans vos vieux travers et de sauter à la gorge de la moindre personne qui aura le malheur de passer par-là.

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