Une équipe télé débarque chez vous masquée et vous vous surprenez à rêver d'un autre monde

Une équipe télé débarque chez vous masquée et vous vous surprenez à rêver d’un autre monde

Une équipe télé débarque chez vous masquée et vous vous surprenez à rêver d’un autre monde 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Il y a une dizaine de jour, une équipe de télévision est venue chez moi me filmer pour un reportage.

L’équipe comptait quatre personnes, toutes masquées pour respecter les règles imposées par leur entreprise. Et j’aime mieux vous dire qu’elles ont respecté ses consignes à la lettre.

Comme l’ambiance était plutôt cool, j’ai pensé que ces quatre personnes allaient baisser la garde au bout d’un moment, au moins pour qu’on boive un verre tou·te·s ensemble, mais non!

Au contraire. Comme si le masque chirurgical ne suffisait pas, elles ont troqué le chirurgical avec lequel elles étaient arrivées contre un masque FFP2 au moment du tournage. Je sais pas pourquoi. Il parait que c’est une autre exigence de leur hiérarchie.

En tous cas, une chose est sûre, quand leur hiérarchie met en place un plan, les équipes exécutent!

Franchement, quand on y pense, c’est la parano totale ces temps! Hier, j’ai lu un article sur un photographe qui a trouvé un subterfuge pour continuer à se rendre dans les écoles pour faire des photos de classes. Comme les photos de groupes sans masques sont interdites, il a innové.

Concernant cette initiative, un responsable d’établissement scolaire précise dans l’article: Mieux vaut […] être trop prudent que pas assez, surtout quand nous finissons par trouver une solution qui contente toute le monde.

Et de poursuivre: Nous sommes très attentifs aux précautions sanitaires. Et puis une photo traditionnelle, avec 20 enfants sans masque m’aurait valu des réactions nombreuses et des demandes de justification.

C’est fou: comme on a peur de faire “faux”, on préfère en faire trop! Au cas où… Au moins, on ne pourra pas dire qu’on n’aura pas tout fait pour que ça n’arrive pas.

Une fois l’équipe de télévision partie, j’ai repensé à la crainte que doit avoir cette entreprise de ne pas prendre suffisamment de mesures pour combattre ce fléau.

Quand on y pense, ces exemples (l’équipe de télé, la photo de classe) montrent que, quand on veut (une entreprise de médias, des établissements scolaires,…) prendre un problème à bras-le-corps, on peut prendre des décisions importantes et même en prendre des plus fortes que celles que le gouvernement nous impose.

Ça m’a fait rire (jaune) en pensant à quel point le monde pourrait changer rapidement si on prenait des décisions aussi drastiques concernant le harcèlement (sexuel, moral, scolaire), par exemple!

Oui mais bon, ça c’est pas pareil, ces types de harcèlements sont des problèmes plus profonds, c’est pas juste un problème qui surgit, on fait un effort un grand coup et on passe à autre chose, rétorqueront certain·e·s. Et pis, ça concerne pas tout le monde.

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Oui, c’est vrai. Ça ne concerne pas tout le monde. Comme le virus d’ailleurs. On met quand même tout ça en place surtout pour protéger les personnes vulnérables, non?! Donc, quand on décide qu’une population vaut la peine d’être défendue, on met les moyens.

Le problème, c’est que le harcèlement ne remplit pas les services de réanimation, le harcèlement ne fait pas directement mourir des gens. C’est plus sournois que ça. Et donc, comme ça ne se voit pas, ça ne parait pas important ou, au contraire, ça parait tellement important qu’on ne sait pas par quel bout attaquer le problème.

Rêvons un instant…

Imaginez un instant cette boîte de médias qui se protégerait du harcèlement comme elle se protège du virus.

Imaginez une équipe de cette même boîte qui débarquerait chez quelqu’un pour un tournage en indiquant d’entrée que son entreprise est très sensible aux questions de harcèlement et qu’elle fait tout pour prévenir que cela arrive.

Pendant tout le tournage, comme elle porte des masques contre le virus, elle s’assurerait que la personne se sente à l’aise, qu’elle ne se sente pas forcée de faire quelque chose qu’elle ne sent pas.

A la fin du tournage, l’équipe lui tendrait le numéro de téléphone d’une hotline indépendante qu’il·elle pourrait atteindre quand il·elle le souhaiterait pour faire part d’un doute ou de quelque chose qui l’aurait mis·e rétroactivement mal à l’aise.

Pareil pour les équipes. Comme avec les masques, on imposerait certaines règles pour que le harcèlement soit évité au sein de l’entreprise et qu’un système de vigilance soit mis en place au cas où certaines personnes déraperaient.

A la fin des mails de chaque personne de l’entreprise, il y aurait une sorte de charte:

  • nous sommes une entreprise qui ne tolérons pas…
  • nous essayons de faire du mieux possible mais nous ne sommes pas à l’abri de faire des erreurs. Comme nous souhaitons nous améliorer sans cesse, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées

Une signature de mail, comme un statement: le harcèlement ne passera pas par nous! En tous cas, nous essayons de tout faire pour…

Et que ce ne soit pas que des mots mais que des mesures soient régulièrement prises parce que le harcèlement n’est pas un combat qui se gagne un jour, comme par magie, une bonne fois pour toutes.

C’est fou comme une simple équipe débarquant chez vous masquée peut vous faire rêver d’un autre monde… 😉

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