Un courant: quand plonger ou quand laisser passer?

La mode, c’est comme un COURANT. Il s’agit de savoir quand plonger et quand regarder passer

La mode, c’est comme un COURANT. Il s’agit de savoir quand plonger et quand regarder passer 900 471 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Il y a quelques semaines, je me baladais au bord du lac avec ma tante. Quand je pense à ma tante, il y a tout de suite un mot qui me vient à l’esprit: talons. Aussi loin que je me souviens, je l’ai toujours vue perchée sur des talons.

A tel point que ma nièce, il y a quelques années, lui a dit: J’ai compris pourquoi tu ne fais pas de ski. C’est parce qu’il n’existe pas de chaussures de ski à talons!

Vous voyez le genre.

Elle en a une collection pas possible. Des pompes magnifiques. Le genre Carrie Bradshaw dans Sex in the City. Elle a tellement l’habitude d’en porter que, pour elle, c’est plus confortable que de porter des chaussures plates.

J’vous jure que c’est vrai.

Mais, depuis quelques temps, je la vois de plus en plus souvent porter des baskets. Il faut dire qu’elle passe pas mal de temps à la montagne ou au bord de la mer plutôt que dans la boutique chic dans laquelle elle travaillait et que, au bout d’un moment, il faut quand même avouer que, des baskets, c’est le pied! 😉

Surtout que, aujourd’hui, on est loin des baskets de Melanie Griffith dans Working Girl

Donc, ce jour-là, en me baladant, avec ma tante – qui avaient des sneakers au pieds -, elle me lance en voyant une femme porter des talons alors que les milliers de gens qu’on croisait portaient des baskets: C’est fou ce que porter des talons fait vieux maintenant! Ça fait totalement has-been.

Non mais je vous promets, ça sortait de la bouche de ma tante!!!!!!

Et c’est vrai que quand tout le monde adopte une mode, continuer à porter une pièce qui était super à la mode avant nous fait passer pour un·e ringard·e. Comme si on avait laissé passer le train.

Pendant un temps, on peut continuer à être dans le coup alors qu’un courant monte. D’ailleurs, si on suit le courant trop tôt (du style vous vous mettez aux baskets quand vous avez 60 ans alors que seul·e·s les jeunes de moins de 20 ans en portent), vous risquez de passer pour le·a vieux·vieille qui veut faire jeune.

Ça m’est arrivé récemment avec les jeans larges. A force de voir tout le monde en porter, ça a fait tout à coup passer mon jean slim pour has-been. Je suis allée dans plusieurs boutiques pour en essayer mais j’avais toujours peur de ressembler à ma nièce de 18 ans.

(Il y a quelques saisons, j’ai regardé le courant du jean slim taille méga haute passer sans plonger. Et je crois que j’ai bien fait.)

Pour le jean large, après avoir regardé le courant se renforcer depuis quelques mois, j’ai pris le parti de le suivre parce que celui-ci me semblait suffisamment fort pour que je ne passe pas pour la vieille qui veut faire jeune.

Quand j’y pense, ça me fait marrer ces courants.

Il y a quelques années, j’ai choisi de suivre celui des Birkenstock alors que celui-ci n’était encore pas très fort. C’était l’époque où porter des Birkenstock suscitait un débat: Faut-il ou ne faut-il pas en porter. J’avais d’ailleurs écrit un billet à ce propos. Billet que je ressortais à chaque printemps et qui, à chaque fois, relançait le débat entre les pro et les anti.

Puis, il y a environ deux ans, la question ne s’est plus posée. Les Birkenstock sont adoptées presque à l’unanimité. (Bon, le courant n’est pas encore suffisamment fort pour que ma tante s’y soit mise. Mais je ne désespère pas et, si elle en porte un jour, j’aime mieux vous dire que je vais la chambrer après tout ce qu’elle s’est moquée de moi chaque fois qu’elle me voyait en porter!)

Pareil avec la banane.

Bon, c’est toujours un pari parce que j’avais aussi adopté les Crocs. Un petit courant était né mais il n’a jamais pris. 😉

En y pensant, les pièces qui reviennent à fond sont souvent celles qui ont déjà été à la mode un temps (en général il y a une génération) et qui font leur come-back. Pareils mais avec un twist qui les modernise.

Si ça se trouve, les Crocs auront leur heure de gloire dans une génération. Pareilles mais un peu différentes.

En même temps, il y a aussi eu les ballerines. On les avait déjà vues (enfin nos parents). Elles sont revenues il y a quelques années. Le courant était tellement fort qu’on pensait qu’il ne diminuerait jamais. C’était un peu la petite robe noir du pied. Et pourtant…

(D’ailleurs, la petite robe noir ne serait-elle pas en passe de devenir ringarde?)

La mode, c’est très subtil quand on y pense. C’est une question de timing.

Ça me rappelle le coup de l’avocat que j’adore toujours autant:

Tout est une question de timing…

Aujourd’hui, je mise sur le courant cheveux gris. Pour moi, c’est encore trop tôt pour l’adopter mais je laisse le courant monter, nos yeux s’habituer et quand la masse aura adopté la tendance, promis, je plonge!

On en reparle dans dix ans… 😉

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