Ces petits riens qui font toute la différence

Ces petits riens qui font toute la différence

Ces petits riens qui font toute la différence 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Je repense souvent à ces mots de ma sœur qui est infirmière à domicile. Elle s’occupe surtout de personnes âgées, donc de personnes qui sont pas loin de l’âge de passer de l’autre côté (s’il y en a un…) Quand je parle avec elle, elle insiste souvent sur le fait que:

elle n’a jamais entendu un-e seul-e de ses patient-e-s dire à quel point il-elle regrette de ne pas avoir plus travaillé ou gagné plus d’argent dans sa vie.


JAMAIS! PAS UNE SEULE FOIS!

Ils-elles disent par contre qu’elles auraient dû plus profiter des petites choses de la vie. Ces petites choses qui sont là mais qu’on déconsidère. Parce qu’il y a soi-disant toujours plus important: le boulot, réussir sa vie, cacher ses failles,…

Ces petites choses, la société les considère comme tellement pas importantes qu’on passe à côté alors que là est peut-être la clé…

Cette période de pandémie me fait souvent réfléchir à ça. Pas parce que je me sens proche de la fin mais parce que, tout d’un coup, on n’a plus eu la liberté de faire tout ce qu’on voulait ou qu’on avait l’habitude de faire.

Et qu’est-ce qui me manque au fond? Quand j’y pense, pas grand chose.

J’ai un toit au-dessus de ma tête, j’ai de quoi me nourrir, j’ai la chance d’avoir des proches qui vont bien. 

On peut dire que la base de la pyramide de mes besoins est complète. Je n’ai pas de quoi me plaindre.

Oui, ok, ça c’est la base mais c’est quand même chouette quand on peut ajouter à cette base des petits trucs sympa. Des petits trucs qui ne sont pas forcément essentiels mais qui rendent quand même la vie plus jolie.

En ce qui me concerne, je me rends souvent compte de ce qui m’avait manqué – de ces petites choses qui rendaient finalement ma vie beaucoup plus jolie – quand ce qui n’était plus là revient soudain dans ma vie.

Je m’explique.

C’est ces fois où, pendant un temps, je n’ai plus pu faire une chose ou je n’ai pas estimé une chose suffisamment importante pour continuer à la faire. Je me suis habituée à faire sans et ça allait très bien comme ça.

Puis, ça revient dans ma vie et je me dis que c’était quand même vachement cool. C’était pas primordial mais qu’est-ce que c’était chouette quand j’y pense!

Vous savez, c’est ce magazine que vous aimiez lire. Tout d’un coup, vous avez arrêté de le faire sans raison particulière. Le temps passe. Vous n’y pensez même plus. Et, un jour, vous retombez sur un exemplaire de ce magazine. Vous le feuilletez et vous vous dites que vous aviez quand même vachement de plaisir à le lire.

Pareil pour les pots entre ami-e-s. Tout d’un coup, les terrasses ouvrent à nouveau, vous pouvez retourner au resto et vous vous rendez compte à quel point ça vous avait manqué, ce simple fait d’être en terrasse. Rien de compliqué. Un verre de n’importe quoi et le simple fait d’être là.

Il y a quelques jours, quand les terrasses ont rouvert en Angleterre, un homme disait, dans un reportage, à quel point Cela fait du bien de voir des gens rire, se rencontrer, discuter, et se demander: “comment vas-tu?”

C’est pas grand chose mais QU’EST-CE QUE ÇA FAIT DU BIEN! Ça ajoute une étincelle de vie à la vie.

Depuis lundi, en Suisse, les terrasses ont pu rouvrir. Pareil pour les fitness et les cinémas.

Et, depuis lundi, j’ai été surprise de voir que ce qui a mis le plus de joie dans ma vie était:

  • de revoir le patron du bistrot du resto italien dans lequel j’adore aller avec mon amoureux;
  • retrouver mon sac de sport et vérifier que tout était bien dedans pour retourner au fitness;
  • revoir la prof de stretching

Des choses que je n’aurais jamais imaginées.

Le plus fou, c’est que ces deux personnes que j’ai été tellement contente de revoir, je n’avais pas pensé à elles une seule fois pendant la fermeture des commerces. Ce n’est qu’en les voyant que ça m’a fait quelque chose et que je me suis rappelée qu’elles existaient.

Ce ne sont pas des ami-e-s. Je n’ai pas envie qu’ils-elles deviennent des proches et pourtant ils-elles ont fait monter en moi une bouffée de joie. Juste comme ça, sans raison. Quelque chose d’inexplicable.

Des petits bonheurs sans raison. Des choses qui n’existent que parce qu’on les vit.

Et la vie est ainsi faite: il faut parfois (même souvent, quand on y pense) perdre – ou ne plus avoir – pour se rendre compte à quel point ces petits bonheurs étaient en fait déjà là. Des petites étincelles par-ci par-là. Des éléments tellement banals qu’on n’y faisait pas attention.

Des éléments qu’on ne peut pas prévoir, qu’on n’aurait jamais anticipés et qui pourtant existent.

Alors, quand vous tomberez sur une de ces petites étincelles, profitez-en, et surtout n’intellectualisez rien. Il y a juste à savourer parce que ça va, ça vient, sans qu’on n’y fasse rien.

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