3 principes à piquer aux artistes pour faire de sa vie une œuvre d’art

3 principes à piquer aux artistes pour faire de sa vie une œuvre d’art 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Ces dernières semaines, je suis tombée sur plusieurs articles ou documentaires sur des artistes qui expliquaient leur processus créatif et je me suis dit que si on arrivait à mettre un peu de ces ingrédients dans notre vie, on pourrait transformer nos existences en véritables œuvres d’art.

Pour enfin cesser d’essayer d’être mais pour plutôt laisser être.

Voici peut-être quelques clés pour y parvenir…

1. Faire sans avoir vraiment conscience de ce qu’on fait

J’ai bien aimé cette phrase de l’autrice Delphine de Vigan. Quand une journaliste (Elle, 5 mars 2021) lui pose cette question: Même si ce roman est différent des précédents, on y retrouve un thème récurrent, les enfants sacrifiés. Pourquoi cette attention?

Voici sa réponse:

C’est une fois le texte terminé que j’ai réalisé cela, c’était encore une histoire d’enfants abîmés par une forme de violence imperceptible. Il y a toujours le livre que je pense faire et le livre souterrain qui s’écrit malgré moi.

Un principe soutenu par Etienne Daho. Il en a d’ailleurs parlé avec la chanteuse Lou Doillon avec laquelle il travaillait sur un album. Dans un article qui lui est consacré (L’illustré, 10 mars 2021), celle-ci explique ne pas savoir à qui elle voulait s’adresser en écrivant sa chanson Claim me (soit, Viens me chercher). Etienne Daho lui explique alors:

Tu comprendras tes chansons sept ans plus tard.

Dans l’article, Lou Doillon poursuit: Nous avons la chance de faire un métier où l’on forge une matière première qui est l’inconscient. Une grande partie de ce que l’on crée nous échappe.

Ce principe adapté à notre vie: faire les choses sans penser à ce que ça va donner, c’est prendre le “risque” de ne pas comprendre immédiatement le sens de chacun de nos actes. C’est prendre le “risque” de ne pas vivre de manière linéaire mais d’ajouter des touches de couleur par-ci par-là et que le tableau ne prenne tout son sens qu’après des années. C’est laisser la chance au tableau qu’est notre vie de se dessiner plutôt que de partir avec une idée préconçue du dessin que nous aimerions réaliser.

2. Faire ce qu’on aime ça ne veut pas dire faire QUE ce qu’on aime

Pour faire ce qu’ils.elles aiment (écrire des livres, faire des concerts, composer des albums,…), les artistes doivent parfois traverser des étapes douloureuses, faire des choses qu’ils.elles n’aiment pas faire, voire même aller contre leur propre plaisir.

Dans le documentaire qui lui est consacré sur AppleTV, la chanteuse Billie Eilish admet, par exemple:

Je déteste composer des chansons et j’ai toujours détesté. Chaque fois que j’écris une chanson que j’aime, je déteste le processus. C’est une vraie torture.

Plus tard dans ce même film, avant de partir donner un concert tant attendu au festival Coachella, elle avoue:

Je ne veux pas y aller. C’est trop de pression. Je n’aime pas la pression. En général, je ne la sens pas.

L’autrice Delphine de Vigan avoue aussi devoir prendre sur elle. Notamment lors des interview. Un passage difficile pour cette grande timide. (Le Journal du Dimanche, 7 mars 2021):

Je suis une timide qui a fait un sacré chemin. Un chemin spectaculaire. Il m’arrive encore d’être mutique dans un dîner à six. Si on m’avait dit que je serais un jour capable de parler de mon écriture devant des gens, je ne l’aurais pas cru une seconde!

Ce principe adapté à notre vie: laisser s’exprimer ce qu’on a au fond de soi pour vivre une vie sincère demande un p… de courage car ça va demander de s’opposer régulièrement à notre petit diable qui ne souhaite qu’une seule chose: qu’on garde qui on est bien planqué tout au fond de nous. Comme si laisser s’exprimer qui on est vraiment était la chose la plus dangereuse qu’on pouvait faire dans notre vie.

3. Accepter la transparence en faisant tomber le masque

On le sait, les œuvres qui touchent le plus de monde sont en général des œuvres hyper-personnelles. Comme si une histoire racontée en toute transparence racontait en fait l’histoire de millions de gens.

Dans l’émission La Grande Librairie (France 5, 24 février 2021), Chantal Thomas – philosophe et écrivaine invitée sur le plateau – tente une explication en disant que le mauvais texte autobiographique, c’est comme un selfie, soit une image dans laquelle personne ne peut rentrer. Au contraire d’une bonne autobiographie qui est comme un autoportrait de peintre qui laisse la place au lecteur en allant plus loin que la forme, que l’image.

Un propos que semble valider l’auteur Alexandre Jardin. Avant d’oser livrer sa vérité il confesse (dans L’illustré, 24 février 2021) avoir écrit des romans à l’eau de rose dans lesquels je masquais la réalité. Je m’inventais une jolie vie, totalement irréelle car il m’était impossible de regarder la réalité en face. Je sentais confusément qu’il y avait un danger. J’en suis sorti avec un très long travail de thérapie.

Billie Eilish, elle, ne semble jamais avoir pu/su cacher ce qu’elle avait tout au fond d’elle.

Toujours dans le documentaire qui lui est consacré sur AppleTV – un film de 2 heures passionnant surtout pour une personne comme moi qui s’était fait une image d’une ado un peu tête à claque qu’elle n’est en fait pas du tout – lorsqu’un journaliste lui demande: Tu abordes de nombreux sujets jugés difficiles. Que ce soit la dépression, l’anxiété. Des sujets très personnels. Pourquoi être si transparente?

Voici sa réponse:

Ce n’était pas un choix conscient. Je ne me suis pas dit: “Je vais parler ce ceci ou cela.” J’ai parlé de ce que je ressentais. Je racontais pourquoi c’était bon ou mauvais. Et les gens ont dit: “Oh, elle fait passer un message.” Et j’adore ça, parce que je n’avais pas conscience d’en avoir un. Maintenant que j’y pense, je réalise que peu de gens parlent de ces choses-là et je comprends pourquoi ça semble choquer quand on en parle. Mais en quoi est-ce choquant? Je parle de mon expérience en tant qu’être humain. En quoi c’est bizarre?

Ce principe adapté à notre vie: laisser tomber le masque, c’est montrer qui on est réellement et c’est aussi et surtout laisser la possibilité à la personne d’en face de le faire tomber aussi. C’est laisser tomber la forme pour toucher le fond.

Bon, je vous offre encore un dernier principe en bonus:

BONUS – Quand quelque chose doit sortir, peu importe le matériel

Après avoir raflé la mise aux Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish lance devant un parterre de journalistes:

On a fait cet album dans une chambre de la maison où on a grandi. Et il a été mixé dans le salon de quelqu’un. Alors vraiment, tout est possible.

Ce principe adapté à notre vie: souvent on se dit qu’on aimerait faire une chose mais qu’il faut attendre d’avoir… (une certaine somme d’argent, un certain lieu, un certain matériel,…) Bref, se trouver 1’000 excuses pour ne jamais passer à l’acte.

Cette fois, plus d’excuses. Vous avez tout pour réaliser votre œuvre! 😉

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