FAIRE permet souvent une chose: se rendre compte que FAIRE ne sert à rien!

FAIRE permet souvent une chose: se rendre compte que FAIRE ne sert à rien!

FAIRE permet souvent une chose: se rendre compte que FAIRE ne sert à rien! 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Je suis toujours impressionnée par l’énergie que je mets avant de passer à l’action. J’y pense, j’échafaude des scénarios, je me dis que Si je fais ça, il va m’arriver ça. Et puis après ça me permettra de faire ça, et ça,…

Quand j’y pense avec un peu de recul, même les actions qui me semblaient les plus folles finissent par être juste un souvenir parmi d’autres. Un événement qui est arrivé comme il en est arrivé d’autres et qu’il en arrivera d’autres.

J’aime bien m’imaginer la vie comme une toile où tout ce qu’on fait n’est qu’un tout petit point de peinture. Un tout petit point nécessaire pour que la toile ressemble à quelque chose mais qui, s’il n’était pas là, ressemblerait quand même à quelque chose vu qu’il y aurait de toutes manières d’autres points.

Des points qui ont tous leur importance sans en avoir finalement vraiment.

Alors, si on arrêtait de se prendre la tête et qu’on y allait un peu plus? Parce que rester bloquer avant d’agir, c’est comme rester avec le pinceau en l’air plutôt que de poser celui-ci sur la toile.

Surtout que, quand on pose le pinceau sur la toile, on peut se rendre compte que ce n’est finalement qu’un point mais un point nécessaire pour passer au prochain.

A ce sujet, j’ai bien aimé ces mots du chanteur-compositeur Gaël Faye qui, quand un journaliste lui demande Qu’est-ce qui vous élève? répond:

Comme Rimbaud, je voulais aller à Zanzibar. J’y suis allé, mais je n’ai trouvé quoi écrire. Il reste une chanson, “Zanzibar”, qui dit justement que ce n’est pas le monde extérieur qui compte lorsqu’on écrit, mais ce qu’il y a en soi. Sauf qu’il fallait que j’y aille pour m’en rendre compte. Mais c’est de jamais trop savoir d’où je suis qui me pousse à emprunter des sentiers que j’ignore.

Gaële Faye, dans le quotidien 24 heures du 9 janvier 2021

Aller quelque part pour se rendre compte que ce voyage n’est pas si important si ce n’est qu’il permet d’aller autre part, de passer à autre chose.

Gad Elmaleh explique à peu près la même chose concernant son rêve américain. Il rêvait de jouer là-bas, d’y faire carrière, d’y être reconnu. Il y est allé et:

Ça m’a permis de comprendre que ma place n’est pas là-bas.

Gad Elmaleh, dans le magazine Paris Match du 4 février 2021

Le journaliste ajoute: Réaliser son rêve américain lui a fait préférer sa réalité française.

On met souvent beaucoup d’importance sur quelque chose. On veut réaliser un rêve et, quand on le réalise, on finit par se rendre compte que ça n’en était pas un.

Ce qu’il y a de bien avec le fait de réaliser ses soi-disant rêves, c’est qu’on finit, au bout d’un moment, par se rendre compte que tout ce qu’on a besoin est déjà là et que “faire” n’est que la cerise sur un gâteau qui est déjà là sans qu’on ait besoin de mélanger certains ingrédients ni de le faire cuire à une température précise.

Il est là et il n’y a qu’à en profiter. Alors, on privilégie le gâteau et on arrête de se dire qu’il n’y a que les cerises qui en valent la peine. Parce que, les cerises, c’est souvent surfaits!

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