Quoi, t’es pas HYPERSENSIBLE à la FABRICE MIDAL? La loose!

Quoi, t’es pas HYPERSENSIBLE à la FABRICE MIDAL? La loose! 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

Ça semble être le nouveau cool. L’hypersensibilité est à la mode.

Depuis que la (nouvelle star) du développement personnel, Fabrice Midal, décortique ce trait de caractère dans son livre Suis-je hypersensible?, on ne compte plus le nombre de personnes qui se revendique de cette clique.

Ce serait même un pouvoir méconnu, à en lire le sous-titre. Rien que ça.

Grâce à Fabrice Midal, on pouvait déjà se foutre la paix sans culpabiliser. Maintenant, on va pouvoir être hypersensible en s’la pétant grave.

Je dois d’abord mettre un point sur un i, je n’ai pas (encore) lu ce bouquin. Mais par contre j’ai lu tous les articles qui me tombaient sous la main à ce sujet.

Et, vous savez quoi? Je suis hypersensible.

Eh oui. Et je vous explique pourquoi.

Dans un article sur ce livre, voici ce que j’ai pu lire:

  • L’hypersensible est naturellement stressé, car il prend les choses à cœur. Il essaie d’agir le mieux possible. Il s’investit pleinement dans chaque tâche –> genre si tu n’es pas hypersensible, c’est que tu t’en fous de tout et moi je préfère me foutre des choses donc je suis hypersensible.
  • Parce qu’ils ressentent dans chaque fibre de leurs corps que quelque chose ne va pas, parce qu’ils sont capables d’entrer en rapport avec la souffrance et la transformer en art, les hypersensibles se posent en rempart contre la déshumanisation du monde. –> genre si t’es pas hypersensible, c’est que tu t’en fous de la déshumanisation du monde, que rien te touche, que tu n’as pas la fibre artistique. Of course, tout sauf moi. 😉
  • Puisqu’il sent les situations avec beaucoup de finesse, il a une meilleure évaluation de ce qui est en train de se jouer. S’il se fait confiance et qu’il se donne le temps, il trouvera toujours comment résoudre un problème.
  • Mû par un amour du sublime, l’hypersensible est un perfectionniste porté par de hautes aspirations.

N’en jetez plus! J’ai la tête qui enfle tellement je me sens fière d’être hypersensible.

En fait, j’en sais strictement rien si je suis vraiment hypersensible et, pour faire une Midalerie, je m’en fous.

J’ai simplement sauté sur tout ce qui pouvait arranger mes affaires en lisant cet article.

J’ai fait exactement pareil en lisant un livre sur les introvertis. En le lisant, je me suis dit: Mais c’est tellement moi.

Avant de lire ce bouquin sur les introvertis, je ressentais un malaise par rapport à certaines façons dont j’avais d’agir (ne pas aimer les grosses fêtes; préférer passer l’après-midi avec un.e copin.e plutôt qu’avec dix; aimer les ambiances calmes plutôt que bruyantes).

Ce livre m’a permis de comprendre certaines choses, de me rassurer, de me redonner une certaine confiance en moi.

Et ça c’est génial mais après il ne faut pas s’accrocher à ça comme à une bouée de sauvetage.

Faire attention de ne pas s’enfermer dans un concept, en fermant bien la clé du cadenas à double tour et en jetant la clé.

J’ai bien aimé ces mots du philosophe Tristan Garcia entendus dans une émission de télévision. Il disait:

Se définir, c’est se finir. C’est déjà creuser sa tombe.

Tristan Garcia, philosophe. C Politique, France 5, 21 février 2021

Trop se définir, ce serait comme se couler dans le marbre. Se (faire) voir plus qu’à travers ces prismes choisis.

Parce que je ne peux pas vous assurer que, dans quelques mois, si un livre sort sur le pouvoir d’être hyper-pas-sensible, je ne change pas de crèmerie rapidos.

(Désolé les hypersensibles, j’vous lâche. Je file voir mes nouveaux.elles ami.e.s encore plus cool.)

En même temps que j’ai découvert que j’étais hypersensible, j’ai aussi découvert que j’avais une marche par le haut. J’ai aucune idée de ce que c’est mais je suis sûre que je l’ai.

C’est en lisant un article dans les pages Sport d’un quotidien qui détaillait une technique ciblée sur ses forces pour booster ses performances.

Voici ce que dit l’expert interviewé dans cet article:

Si on sent le poids du corps plus en avant, on aura une marche par le haut. Quand on a une marche par le haut, on a une perception de type intuitif. On n’est pas sur le détail, mais sur la globalité.

Intuitif. Ça me parle. Donc ça veut dire que j’ai certainement une marche par le haut. (Et que je suis certainement aussi pas mal tordue dans ma tête pour arriver à me contorsionner autant dans tous les profils qui m’arrangent.)

Si un concept qui me parle peut-être comme un petit caillou qui se trouve sur le chemin du Petit Poucet que je suis (et qui cherche à aller je-ne-sais-pas-trop-où), ça va mais il me semble important de rester vigilant.e et ne pas en profiter pour couler une belle autoroute bien bétonnée autour de ce simple caillou. Autoroute qui nous empêcherait alors d’emprunter (ou même seulement d’envisager) un autre chemin.

Beaucoup de stars et de jeunes se revendiquent désormais gender fluid (soit que leur genre passe du masculin au féminin sans se prendre la tête). Eh ben, moi, je suis caracter fluid. J’avance et je prends ce qui m’arrange côté traits de caractère, et cela sans me prendre la tête.

Je revendique le droit de changer d’avis comme de chemise.

Ça me donne une idée: je vais peut-être me lancer dans la rédaction d’un bouquin qui s’intitulerait: Le pouvoir d’être hypersensible ET de s’en foutre. (Si le maître Midal m’autorise évidemment.)

En attendant, vous pouvez vous inscrire pour recevoir des infos sur l’avancée de ce projet en remplissant les cases ci-dessous. 😉

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