Laisse s'exprimer le.a BADASS qui est en toi!

Laisse s’exprimer le.a BADASS qui est en toi!

Laisse s’exprimer le.a BADASS qui est en toi! 1200 628 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

D’abord un.e badass, c’est quoi?

Pour moi, c’est quelqu’un qui fait les choses sans se soucier des conséquences. Qui le fait parce qu’il.elle le sent.

Si j’en parle, c’est parce que, il y a quelques jours, je suis tombée sur une vraie badass. La badass de compétition. La badass de chez badass!

Elle s’appelle Lara Gut-Behrami, elle est skieuse professionnelle et, il y a quelques jours, elle remportait sa première médaille d’or en championnat du monde.

En Suisse, depuis plus de dix ans que Lara est au top, on a souvent tendance à dire qu’elle a un sale caractère. Parce qu’elle mène sa carrière comme elle l’entend, parce qu’elle est pas super bonne copine avec toutes les autres membres de l’équipe, parce qu’elle ne va pas sourire si elle n’a pas envie de le faire.

Parce qu’elle ne joue pas le jeu que la majorité des gens attendrait d’elle qu’elle joue.

L’autre jour, au journal télévisé, elle est interviewée suite à sa victoire et, là, c’est l’apothéose de la badass. En écoutant l’interview, ma première réaction c’est: le pauvre journaliste!

Lui, super content pour elle. Il la félicite et, elle, qui répond juste par un Merci. Puis ajoute que cette victoire n’est pas si importante, que ce n’est pas ce qui compte dans la vie,…

Et moi de penser: Elle est quand même gonflée! Elle pourrait au moins faire semblant d’être contente.

Sauf que le.a badass NE FAIT JAMAIS SEMBLANT. Le.a badass est et c’est tout!

Ça m’a fait penser à cette petite fille qui, il y a quelques années, avait fait un carton sur les réseaux sociaux en venant déguisée en hot-dog à un spectacle de danse dont le thème était… princesse!!!! 😉 (C’est la photo en illustration de ce billet.)

La petite Ainsley, 6 ans, a décidé de faire ce qu’elle veut. Pas pour faire chier le monde mais pour se faire plaisir à elle.

Parce que, c’est ça. Un.e badass, on pense souvent qu’il.elle veut juste faire chier, se faire remarquer, qu’on parle de lui ou d’elle. Sauf que c’est tout sauf ça. Le.a badass ne veut juste pas jouer le jeu pour faire plaisir aux autres alors que ça ne lui fait pas plaisir.

C’est pas qu’il.elle cherche à être gentil.le ou méchante. Il.elle est juste lui.elle. Unique. Qui ne va surtout pas se retenir de ce qu’il.elle crève de faire au fond d’elle-même. C’est comme un courant qui ne peut s’empêcher de couler.

Depuis cette interview, je suis tombée sur plusieurs personnes dans les médias et je me suis dit qu’ils.elles étaient pas mal badass:

  • Hanaé, 7 ans, qui rêve de faire du skate. Dans un reportage sur le boom du skate et de la trottinette, elle dit que, souvent, avant de faire une figure, elle a peur mais elle se dit: “J’y vais”, je réfléchis pas;
  • Cette écrivaine qui, dans l’édition de Libération du 20 février 2021 dit: Je n’aime pas la musique live.
  • C’est le chanteur Vianney qui, en tant que jury de The Voice, n’y va pas par quatre chemins pour dire son avis aux candidats quitte à ce qu’on le trouve “trop méchant”. Dans une interview dans Télé Loisirs, il explique à ce sujet: J’ai une franchise paysanne qui peut heurter, j’espère n’avoir blessé personne, mais j’aimerais que les candidats repartent avec une idée.
  • C’est cette nouvelle rédactrice en chef d’un magazine féminin qui annonce la couleur dans son premier édito: Je me passionne assez peu pour les têtes couronnées, j’ai plus l’habitude des tailleurs-pantalons stricts que des splendides excentricités des défilés, je me retrouve régulièrement devant un frigo déserté et inutile de compter sur moi pour parler de la manière de faire mon pain maison.

Ce sont tous ces gens qui ne font pas ce que le monde attendrait qu’ils.elles fassent.

Ce sont ces gens qui n’ont pas peur d’exprimer ce qu’ils.elles pensent. Mieux que ça: ce sont des gens qui ne peuvent pas s’empêcher d’exprimer ce qu’ils.elles pensent.

Hier, j’ai passé l’après-midi avec une pote d’enfance et ses enfants. Et je crois bien que son grand de 8 ans est badass.

Au fil d’une discussion, celui-ci se met à me parler de ce qu’il adore plus que tout au monde et, soudain, je l’ai vu se transformer. Ce n’était plus un petit garçon de 8 ans que j’avais en face de moi mais une personne qui laissait sortir ce qui comptait le plus pour lui. Tout le reste n’avait pas d’importance. C’était comme si le monde se concentrait sur cet instant précis.

Parce qu’on n’est jamais badass à chaque minute de sa vie. La “badasserie” s’exprime quand on touche à ce qui compte le plus pour nous. Quand cela est tellement important qu’aucune concession n’est possible, qu’on devient intransigeant, qu’il n’y a juste pas à discuter.

C’est comme on le sent parce que ça ne peut pas être autrement. Un point c’est tout. On ne choisit pas d’être badass, on l’est ou on ne l’est pas.

On ne cherche pas à persuader quiconque de quoi que ce soit. On n’a pas besoin d’ajouter des mots à ce qu’y est. On est dans le flow, l’hyper-focus et tant pis pour tou.te.s ceux.celles qui ne suivent pas ou ne comprennent pas.

Je ne sais pas si on nait badass ou si on le devient mais, mon petit doigt me dit que, plus on est en accord avec ce qu’on est tout au fond, plus on se débarrasse du superflu pour se concentrer sur l’essentiel, plus on a des chances de devenir badass.

Parce que: Vive les badass et fuck le reste! 😉

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