Il faut parfois tout envoyer balader pour mieux revenir. La voie du milieu

Tout envoyer bouler, ok, mais dans les règles de l’art…

Tout envoyer bouler, ok, mais dans les règles de l’art… 2400 1256 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

C’est fou comme chaque fois que quelque chose ne me convient pas, je rêve pas que cette chose soit un peu différente, je rêve qu’elle soit complètement différente. L’exact inverse de ce qu’elle est. Par exemple:

  • Quand j’en peux plus d’avoir trop de bordel chez moi, je rêve de tout jeter.
  • Quand j’en peux plus d’un job, j’ai envie de donner ma démission.
  • Quand j’en ai marre des réseaux sociaux, j’ai envie de tous les quitter dans la seconde.

Depuis quelques mois, quand ça m’arrive, je pense souvent à la gare qui se trouve pas loin de chez moi. Oui, à la gare. Celle où je peux aller prendre un train pour partir ailleurs… 😉

Il y a quelques années, cette gare a été sélectionnée comme zone test pour une gare sans fumée.

Donc, soudain, la gare ainsi que les quais qui étaient préalablement autorisés aux fumeur.euse.s sont devenus des zones où il était tout simplement interdit de fumer.

Autant dire que, dans ce cas, presque du jour au lendemain, on est passé du noir au blanc (ou du blanc au noir, selon le point de vue…)

Au fil des mois, on était bien obligé de constater que cette stratégie fonctionnait moyennement. Il y avait toujours pas mal de fumeur.euse.s qui rôdaient dans les parages. Moins qu’avant mais quand même encore beaucoup.

Au bout de quelques mois, des cendriers ont réapparu sur les quais. De grands cendriers bien officiels avec une indication: il est autorisé de fumer dans une zone de deux mètres autour de ces cendriers.

Et là je me suis dit que les CFF (la SNCF suisse) avaient bien joué leur coup. Au lieu de tenir sa ligne non-fumeur coûte que coûte en mettant, par exemple, des amendes salées aux contrevenant.e.s, elle a lâché un peu de lest en adoptant la technique du donnant-donnant: je vais où je veux aller mais j’accepte de faire quelques concessions.

Depuis, franchement, c’est hyper rare de voir des fumeur.euse.s fumer ailleurs que dans ces quelques zones.

Désormais, quand j’ai envie d’envoyer balader quelque chose, je pense à ça: trouver un moyen pour en sortir mais avec une possibilité de réajuster en cas de besoin.

Dernièrement, par exemple, j’en pouvais plus des réseaux sociaux. Comme je suis de tendance radicale, un jour, j’ai décidé de me désinscrire de toutes ces plateformes.

Out Facebook, Linkedin, Twitter et Instagram.

J’avais une puissante envie de le faire et en même temps une trouille pas possible qui montait: Mais c’est quand même grâce aux réseaux que pas mal de gens viennent sur mon blog, lisent les billets, apprennent son existence,…

C’est vrai. Pour mon blog, ça a des avantages non négligeables mais ça avait tellement de désavantages pour moi au niveau personnel (je passais beaucoup trop de temps à regarder des profils de gens qui m’énervaient et qui ne m’apportaient rien) que je ne me voyais pas faire autre chose que juste quitter tout ça pour me sentir bien.

Il en relevait de ma santé mentale. (Je sais, j’exagère peut-être un peu mais c’est le sentiment que j’avais.) Et, à ce moment-là, cela importait plus que les avantages que ces réseaux pouvaient avoir.

Je me suis donc désinscrite. Je n’en ai parlé à personne. J’avais pris ma décision et je ne voulais pas que certain.e.s (surtout mon amoureux en fait) me persuadent que c’était une très mauvaise idée.

Je vous explique pas comme mon cœur s’est mis à battre rapidement au moment de me désabonner. Parce que toutes ces plateformes ont quand même le chic pour vous foutre la trouille en vous disant que vous allez tout perdre, en vous demandant si vous avez vraiment bien réfléchi aux conséquences de vos actes,…

Mais je l’ai fait!

Le simple fait de quitter ces réseaux m’a permis de me libérer l’esprit. C’est comme si j’arrivais enfin à penser à autre chose qu’à il faut que je les quitte, il faut que je les quitte, il faut que je les quitte, qui tournait en boucle dans ma tête.

Ça m’a permis de changer le disque!

Me libérer de cette pression m’a permis d’avoir enfin un moment pour envisager les choses différemment. Les réseaux sont bien pour faire venir des gens sur mon blog, ok. Pour partager mes billets. C’est ce qui compte le plus pour moi et c’est con de m’en priver en refusant en bloc tout ce qui tourne autour des réseaux sociaux. Par contre, tout ce qui est pur perso, donc ce que font les gens, ce qu’aiment les gens, ce que détestent les gens,… ça pollue mon esprit.

Donc comment faire pour utiliser ces réseaux d’une manière qui me convient? Et j’ai trouvé la solution, ma solution.

J’ai l’impression que je n’aurait pas pu avoir cette lucidité sans passer par cette case coupure. En gros, j’ai dû partir pour mieux revenir. Pour moi, c’était le seul moyen pour m’offrir cet espace pour envisager d’autres possibles.

Je l’ai aussi fait parce que je sais qu’il suffit de deux clics pour réactiver tous mes comptes. Donc j’ai eu un peu la trouille mais le risque était plus que mesuré. 😉

Ça faisait des semaines que je voulais franchir le pas. Je l’ai finalement franchi et, en trois jours, j’ai trouvé une nouvelle manière d’utiliser ces réseaux qui me convenait.

(Pour ceux.celles que ça intéresse: m’enlever de Twitter et d’Instagram qui ne génèrent que peu de trafic sur mon blog. Garder Linkedin parce que j’y ai un réseau assez conséquent et que ce qui est partagé sur Linkedin est tellement pas drôle que c’est vraiment pas le réseau où je risque de perdre des heures. J’utilise désormais Facebook Business pour gérer ma page et non plus le Facebook classique. Comme ça je peux partager et voir les likes, les messages et les commentaires mais je n’ai pas accès aux comptes d’autres personnes.)

Depuis que j’ai trouvé mon chemin, je me sens bien.

Pareil avec le bordel que je peux avoir chez moi. Quand j’ai envie de tout jeter, au lieu de tout mettre à la poubelle, je planque tout dans une armoire. Une sorte de quarantaine pour les objets. Au bout d’un certain temps, si je ne les ai pas touchés, ça peut partir à la case poubelle mais si, entre temps, j’en ai en fait besoin/envie, je peux aller le récupérer.

Mon alerte, c’est quand j’ai envie de faire très très rapidement une chose qui diffère radicalement de ce que je faisais avant. Un urgent besoin de contrôle sur une chose très précise.

Pour récapituler:

  1. je ressens un puissant ras-le-bol. J’ai envie que quelque chose change et je ne pense plus qu’à ça
  2. agir pour éviter de tourner en boucle trop longtemps en trouvant une solution apparemment radicale mais qui, en fait, offre une possibilité de repli

Ça permet de se libérer l’esprit en évitant de faire quelque chose de trop radical qu’on risquerait de regretter. Parce que, quand on a une si puissante envie de changer quelque chose, c’est souvent qu’on tente de masquer un problème plus profond. Alors, on y va mollo car, au fond, c’est jamais ce qui nous saute aux yeux le vrai problème.

Il y a 1 commentaire(s). Ajoute le tien.

*

code

    RIEN QUE POUR VOUS !
    Inscrivez-vous et recevez gratuitement mon guide numérique
    "3 habitudes qui vont changer votre vie"
    Newsletter Bonus Mailchimp
    RIEN QUE POUR VOUS !
    Inscrivez-vous et recevez gratuitement mon guide numérique
    "3 habitudes qui vont changer votre vie"
    Newsletter Bonus Mailchimp