Ikea: mon test ultime pour analyser mon rapport à la consommation

Ikea: mon test ultime pour analyser mon rapport à la consommation

Ikea: mon test ultime pour analyser mon rapport à la consommation 2400 1256 La vie en plus simple | Mélanie Blanc

La semaine dernière, je suis allée faire un tour chez Ikea. Parce que j’aime bien y aller de temps en temps, juste comme ça, même sans avoir rien besoin de spécial.

Mais surtout, j’adore y aller parce que c’est un peu ma zone de test. Ikea, c’est le genre d’endroits où, même quand vous n’avez besoin de rien, vous ressortez avec une guirlande lumineuse; Oh, une boîte de rangement, c’est toujours tellement pratique; quelques bougies à réchaud (une petite centaine, quoi! 😉 2-3 bougies par-ci par-là et c’est l’ambiance chaleureuse garantie! Eh pis c’est pas tous les jours que je viens chez Ikea, ça serait con de pas profiter de l’occasion…)

Vous voyez sûrement le genre!

J’aime aussi bien y aller pour voir les couples déambuler dans les allées. J’avoue, c’est un de mes guilty pleasure! (plaisir coupable…) Je sais pas vraiment pourquoi. Ça me redonne foi dans mon couple. Et cela même quand j’ai pas besoin d’avoir plus foi en mon couple.

C’est quand même fou ça, comme Ikea a le don de combler des besoins qu’on n’a pas! 😉

Bon, revenons à nos moutons. (Ah, ça, des – fausses – peaux de moutons, il y en a aussi des stocks entiers chez Ikea!!!!!!)

C’est quand même fou ça, comme Ikea a le don de détourner notre attention! 😉

Bon, revenons-y vraiment cette fois, à nos moutons.

Ça fait des années que je tente de réduire ma consommation de tout. Pas pour me priver de quoi que ce soit mais, au contraire, pour beaucoup plus profiter des choses que j’achète et de celles que je possède déjà. Et, surtout, pour arrêter d’avoir envie de trucs dont je n’avais absolument pas envie même juste deux minutes avant.

Et j’aime mieux vous dire que c’est pas facile tous les jours. Parfois je traverse de long mois en gérant très bien ma consommation de fringues, déco,… puis, d’autre fois, je fais une rechute. Rien de très grave mais une rechute quand même.

Parfois je me demande même pourquoi je m’impose cela.

Si je le fais, c’est un peu parce que j’ai comme l’impression que c’est la lumière au bout du tunnel. Ça veut dire que j’ai l’intime conviction que, quand je gérerai vraiment mieux ma consommation (plus précisément quand je ne céderai plus autant aux sirènes de la sur-consommation), je me sentirai mieux. La lumière, c’est quand je n’aurai même plus à faire un quelconque effort. Ça sera comme ça, et basta!

Mais, pour y arriver, il faut que je traverse ce satané tunnel. Et, ça, c’est pas la partie la plus fun!

Durant cette traversée, parfois, je me sens forte. J’ai l’impression d’avoir passé un cap, et là, c’est le moment de passer au challenge: voir si c’est vraiment le cas en allant faire un tour chez Ikea et en ressortant sans rien avoir acheté. (Je fais des fois la même chose chez H&M pour les fringues. Ah, c’est Suédois, ils sont quand même forts quand on y pense!!!!!!!)

Ça fait plusieurs fois que j’y arrive et je suis pas peu fière. Mais, la semaine dernière, il m’est arrivé un truc qui ne m’était encore jamais arrivée: j’ai eu envie de rien.

Avant, j’entrais plutôt en mode warrior: je résiste à la tentation même si celle-ci est forte. Dans ces moments, j’ai l’impression d’être une body-buildeuse super bien entraînée. J’ai à fond gonflé mon muscle qui me permet de résister à la tentation mais, bon, voilà. C’est bien gonflé mais il n’y a pas tellement de consistance.

Je suis presque au stade où j’ai envie de passer le tourniquet de la sortie avec les bras en l’air comme Rocky.

En gros, j’y arrive mais j’ai pas l’impression que d’avoir ce muscle super développé m’aide vraiment à me sentir bien au quotidien. C’est plutôt le fait d’y arriver (à résister à la tentation) qui me fait me sentir bien mais le reste du temps, ce n’est pas un muscle très utile.

Mais la semaine dernière, c’était complètement différent: je suis allée chez Ikea et je n’ai même pas dû me retenir d’acheter quoi que ce soit. J’avais envie de rien. Mais une envie de rien qui m’a rendue profondément bien. Pas une envie de rien qui rend triste tellement j’avais envie de rien.

Cette fois, je me suis sentie en mode pro du stretching (ou de Pilates): les petits muscles profonds super affûtés. En regardant l’ensemble, au contraire de la version body-buildeuse, ce n’est pas très impressionnant. Parce que c’est dans les profondeurs que ça se passe et non plus à la surface et, ça, qu’est-ce que c’est bon!!!!!!

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