Les vertus du break

Je n’ai jamais été une adepte des breaks quand il s’agit du couple. Il me semble que, quand on pense à couper, même juste quelques mois, c’est que quelque chose est déjà cassé et que si les deux personnes ne cheminent pas ensemble pour recoller les morceaux, c’est perdu d’avance. Mais ce n’est que mon avis…

Par contre, je suis une adepte des breaks dans pleins d’autres domaines.

Là, par exemple, je fais une pause de news. Plus précisément de news à la télévision.

J’en peux plus des nouvelles!!!!! Ces derniers mois, j’étais devenue accro. Journaux télévisés, émissions d’actu,… Pendue à la moindre nouvelle nouvelle. Surtout pour tout ce qui concerne la pandémie et les élections américaines. Des nouvelles souvent plutôt déprimantes d’ailleurs. Et, quand elles ne le sont pas, c’est pour qu’elles le soient dans quelques jours.

Voici ce qui m’a mis la puce à l’oreille pour me dire qu’il fallait peut-être que j’envisage un break:

  • J’avais l’impression de pouvoir dire à la place des expert.e.s ce qu’ils.elles allaient dire. On pourrait m’inviter sur les plateaux, franchement, je suis sûre que je ferais le job aussi bien qu’eux.elles à force de les avoir entendu.e.s
  • Commencer à m’agacer en voyant des intervenant.e.s que je trouvais pourtant géniaux avant. Simplement voir apparaître leur tête m’exaspérait (désolée les Flahault, Pittet, Snégaroff et autres Crémieux)
  • M’agacer sur les tics de langage de tel.le journaliste ou me mettre à scruter les fringues du.de la présentateur.rice plutôt qu’écouter ce qu’il.elle disait

J’ai senti alors que j’avais besoin d’air. J’ai donc décidé d’arrêter de regarder les actus (les actus à la télé. C’est ça mon point faible). A part le JT le soir avec mon amoureux parce que j’adore ce moment avec lui. On allume la télé et c’est plus un bruit de fond, un moment pendant lequel on discute de tout et de rien.

L’autre jour – et ça ne m’était pas arrivée depuis des mois – j’ai appris à 19h30 une « grosse » nouvelle qui était pourtant tombée avant midi. (Un de nos ministres avait été diagnostiqué positif au COVID-19.) J’étais trop contente de la surprise que ça m’a procurée alors que mon amoureux me regardait bizarrement, comme si j’étais une extra-terrestre d’apprendre une telle nouvelle avec autant de retard! 😉

Là, mon amoureux est parti en vacances cette semaine et je ne regarde donc même pas le JT du soir avec lui. Et je dois vous dire que je me sens un peu à cran…

Hier, je l’ai eu au téléphone et il m’a dit: Là, ça chauffe. Des mesures vont être prises. Tu devrais peut-être regarder les infos ce soir.

Mais j’ai tenu bon et je n’ai pas allumé la télé. Ce matin, je me suis précipitée à la boîte aux lettres pour chercher les journaux et figurez-vous que le facteur n’était pas encore passé!

Quand je m’observe et que je me vois que je me mets dans un état pareil pour des info, je me trouve quand même grave, limite pathétique. Mais bon…

On parle bien d’un break, il n’y a rien de définitif. Juste le temps de se réaligner. La durée de la pause peut être longue et parfois juste quelques jours suffisent.

Ce sentiment de ras-le-bol peut arriver dans d’autres domaines. Dans le job, par exemple. Quand vous avez l’impression d’avoir fait le tour, que vous n’apprenez plus rien, que vos collègues ou chef.fe commencent à vous agacer. C’est peut-être le moment de prendre l’air. Pas forcément de donner votre démission mais de faire entrer un peu d’air frais pour vous éviter de respirer toujours le même air vicié.

Vous pourriez, par exemple:

  • prendre un cours dans un domaine qui vous intéresse
  • éviter le repas de midi avec les collègues
  • demander de faire une formation continue

Bref, imaginer quelque chose pour éviter de radoter ou de péter un plomb.

Pour moi, c’est parfois pareil avec des pro du développement personnel. Un temps, je les adore puis, au bout d’un moment, j’ai besoin d’arrêter de les suivre parce que j’ai l’impression de ne plus rien apprendre et de savoir à l’avance ce qu’ils.elles vont dire sur tel ou tel sujet. C’est même bon signe quand j’y pense. Ça veut dire que j’avance et que je ne supporte plus de stagner parce que je suis prête à aller de l’avant.

D’ailleurs, si vous voulez faire une pause de moi, allez-y, je ne me vexerai pas! Ou, si, peut-être un peu mais c’est pas grave. 😉

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