On dit souvent qu’on veut « le voir pour le croire ». Dommage! C’est le meilleur moyen pour passer à côté de pleins de choses…

En visitant le Festival Images, à Vevey, j’ai bien aimé une série de photos de Simon Brodbeck et Lucie de Barbuat. Les deux artistes se sont installés dans des lieux hyper denses au milieu des villes et ont pris des photos avec un temps de pose long. Ce type de procédé fait que tout ce qui passe, qui n’est pas statique, est invisible sur la photo. Il ne reste que les bâtiments, du mobilier urbain et quelques personnes qui sont restées longtemps au même endroit mais autant dire qu’on ne voit presque pas une âme qui vive. On dirait que ces villes ont été vidées ou que ces photos ont été prises durant le confinement alors que ce n’est pas du tout le cas.

Quand on dit qu’on veut le voir pour le croire, cette série de photos nous montre qu’il faut quand même faire gaffe à cet adage… Car, à en croire ces clichés, le monde aurait déserté les villes alors que pas du tout.

Voir une chose précise ne veut pas dire qu’autre chose n’existe pas. Moi, par exemple, je mets mon iPhone en mode noir/blanc pour qu’il soit moins désirable. C’est un excellent moyen pour passer moins de temps dessus. Mais ça ne veut pas dire pour autant que les couleurs sur mon iPhone n’existent pas…

C’est juste l’arbre qui cache la forêt.

Ces derniers temps, par exemple, on dirait qu’il y a rien de pire que le.la COVID-19. On ne parle tellement plus que de ça que c’était comme si plus aucune autre maladie n’existait. Ou que la faim dans le monde n’existait plus. Parce qu’on fixe notre regard sur une chose précise. On ne voit alors plus que ça en oubliant que le reste existe.

A partir d’un certain âge, l’âge est justement une excellente excuse pour ne pas commencer quelque chose: J’aurais bien voulu mais, tu vois, à mon âge, c’est pas possible de changer de job, de se mettre au yoga, de quitter son mec, de déménager à l’autre bout du monde, de se mettre au hip-hop, de mettre des shorts,…

Sauf que, si vous cherchez bien, vous allez en trouver des tonnes, des exemples de gens qui l’ont fait sauf que, pour l’instant, comme votre regard voit autre chose, vous avez l’impression que ce n’est pas possible. Encore plus pervers, votre regard va se fixer sur tout ce qui conforte votre position parce que votre regard est la plupart du temps au service de votre petit diable qui veut tout sauf que vous bougiez d’où vous êtes.

Moi, ça m’a fait ça quand j’ai quitté mon job de salariée. Je connaissais presque personne qui travaillait en indépendant. Je connaissais bien quelques artistes mais c’était tellement loin du type d’indépendance que je pouvais viser que ça ne comptait pas. Comme je n’avais que des salarié.e.s sous les yeux (et des artistes à qui je ne pouvais pas du tout m’identifier), j’avais l’impression que ce n’était pas possible sauf qu’il en existe des tonnes… mais juste pas dans mon champ de vision.

La morale de l’histoire: ne vous laissez pas berner par ce que vous voyez car ce n’est pas LA réalité… c’est juste une réalité, votre réalité, en tous cas, c’est celle que vous voulez voir.

A ce propos, j’ai bien aimé cette phrase de Swâmi Prajnânpad:

Personne ne vit dans le monde, chacun vit dans son monde.

 

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