Le MINIMALISME et l’ÉCOLOGIE, en fait, c’est kif-kif bourricot!

Ces derniers mois, je me suis pas mal intéressée à l’écologie et, plus je me penche sur cette thématique, plus je trouve qu’il y a des parallèles avec le minimalisme.

C’est vrai: le minimalisme, c’est se débarrasser de tout ce qui pollue notre environnement direct (qui nous pollue mentalement, qui nous pèse, qui menace notre équilibre intérieur) et, l’écologie, c’est s’intéresser à tout ce qui pollue notre planète (qui menace l’équilibre de notre planète).

Dans ma première phase en tant que minimaliste en herbe, je me suis attaquée au gros. C’est d’ailleurs la phase la plus spectaculaire car il y a une nette différence entre l’avant et l’après. En gros, au début, vous avez un environnement encombré et vous finissez avec un environnement dépouillé. Et ça, visuellement, c’est impressionnant.

C’est là que les gens vous disent à quel point ce que vous avez réalisé est incroyable. Mais comment t’as fait?! C’est dingue! Moi, j’ai essayé mais j’en suis incapable…

C’est marrant parce que j’ai pu constaté que c’était la phase où je me dépouillais le plus mais la phase où mon ego se développait le plus aussi: C’est vrai, c’est quand même incroyable ce que je réalise! 😉

Sauf qu’une fois que vous n’avez presque plus rien chez vous, ben vous avez plus rien chez vous. Vous enlevez encore un truc qui traine mais plus personne ne voit rien. Plus vide que vide, ça reste vide. Donc votre ego tire la gueule. Au début de mon parcours de minimaliste, même certains médias s’intéressaient à moi!!!!! La classe, non? On me demandait comment j’y arrivais, ce que ça m’apportait,… Bref, ça intéressait!

Mais le temps a passé et je n’intéresse plus grand monde…

Mon ego blessé relevait que les médias mettaient désormais en avant des nanas qui en font vachement moins que moi mais qui impressionnent plus parce qu’elles sont dans la phase avant-après qui impressionne.

Maintenant que je peux dire que j’y suis, j’ai plus grand chose à en dire. Encore moins à montrer. J’ai plus grand chose chez moi et c’est même plus une question. Je n’y pense plus, je n’ai plus à faire de tri régulier, j’ai un intérieur qui impressionne plus personne vu que tout le monde s’est habitué. Pour attirer du public, j’avoue, c’est moyennement excitant.

Bref, j’avais l’ego en berne… 🙁

Et c’est là que ça devient vraiment intéressant… mais beaucoup moins impressionnant car pas visible.

Parce que, après, vous commencez à vous débarrasser de tout ce qui continue à polluer votre esprit mais qui est moins visible que des bibelots ou que des piles de fringues qui dégoulinent de votre armoire.

Vous commencez à peler l’oignon comme on le décrit souvent. Vous essayez de vous rapprocher du cœur et de vous débarrasser de l’ego, de toutes ces pensées qui fusent dans votre esprit à longueur de journée et qui, quand vous les observez de près, vous tirent plus en arrière qu’elles ne vous poussent en avant.

Bon, c’est bien joli mais quel est le parallèle avec l’écologie?!!!????!

J’y viens!

Les bibelots, les piles de fringues, c’est comme les déchets encombrants que vous voyez parfois aux bords des routes. Ceux qu’on voit bien.

Les pensées qui parasitent notre esprit, c’est plus comme les micro-plastiques qui, alors qu’ils ne se voient pas à l’œil nu, font plus de dégâts au final que les déchets qui se voient.

Il y a deux semaines, pour son travail de fin d’études, ma nièce a organisé un clean-up. Vous savez, vous allez dans un endroit et vous ramassez les déchets que vous trouvez pour rendre la terre plus propre.

Les jours avant cette « animation », elle et la camarade de classe avec laquelle elle organisait cela sont allées repérer les lieux et elles ont presque un peu paniqué parce qu’il n’y avait presque pas de déchets! Le vrai gag. Bon, ok, on est en Suisse mais elles se sont dits que faire venir plus de 100 personnes qui n’auraient rien à ramasser, ça allait être moyen pour la démonstration.

On s’est donc tous réunis ce samedi-là. On était répartis en groupes avec chacun une zone à « nettoyer ». Au début, on se demandait ce qu’on allait faire vu qu’on ne voyait aucun déchet qui trainait puis, à force d’y regarder de plus près, on s’est mis à trouver des tonnes de trucs.

Bon, on ne se refait pas, le déchet dont on a le plus parlé est un scooter abandonné découvert par ma mère dans un coin de forêt. Voici pour le côté spectaculaire. Mais, la majorité des déchets, c’étaient des mégots de cigarettes ou des tous petits bouts de plastique, beaucoup moins impressionnants que le scooter mais beaucoup plus pernicieux car ils font beaucoup de dégâts alors qu’on ne les voit presque même pas.

La morale de cette histoire, c’est que c’est pas forcément ce qui est le plus impressionnant qui est le plus important. Pire, ce qui est le plus impressionnant risque de détourner complètement notre regard et notre attention de ce qui compte vraiment et qui peut changer les choses en profondeur. Ne dit-on pas que Le diable se cache dans les détails

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