Je suis complotiste mais je me soigne…

En entendant parler et en lisant tous ces trucs sur les complotistes, je finis par dire que j’en suis une.

Alors je ne pars pas du tout dans des « délires » concernant les vaccins, les masques, le virus qui serait sorti d’un laboratoire ou encore de la terre qui serait plate.

Non! Dans ces cas, il y a tellement de paramètres que je ne maîtrise pas que je n’essaie même pas de m’y attaquer. Certain.e.s me trouveront peut-être crédule de croire ce que la majorité des gens affirment ou bête d’appliquer les règles presque à la lettre mais tant pis.

Moi, si je suis complotiste, c’est pour tout ce qui me concerne.

On dit que les complotistes réduisent la complexité en tissant des liens qui finissent par paraître évidents entre des choses qui n’ont rien à voir les unes avec les autres.

On dit aussi qu’être complotiste permettrait de comprendre l’incompréhensible. En plus, ça nous permet de faire partie d’un petit club. Le club des gens « qui savent » contrairement à tou.te.s ceux.celles qui gobent tout sans se poser de question, sans réfléchir.

Quand je dis que je suis complotiste pour tout ce qui me concerne, c’est que, quand il m’arrive quelque chose de triste, d’incompréhensible, d’injuste, j’active immédiatement mes neurones complotistes pour me permettre d’accepter l’inacceptable.

L’année dernière, quand je me suis fracturée la mâchoire et pétée plusieurs dents en chutant à vélo, j’ai galéré quelques semaines pour m’en remettre. La super occasion pour activer mes neurones complotistes:

Si ça m’est arrivé, c’est parce qu’avant il y avait eu ça et que j’ai pas su le voir et que maintenant que je sais, je vais pouvoir être plus maline que tou.te.s ceux.celles qui n’ont pas encore compris ça,…

Et puis en parallèle, il m’arrivait ça. Deux événements qui n’ont à priori rien à voir mais, là, je comprends enfin que ça prend tout son sens.

Sans oublier le feu qui est passé au vert quand je me suis avancée pour traverser la route hier. Il y a forcément un lien! Mais bien sûr! Comment les autres ne comprennent pas tout ce qui est en train de se tramer…

J’ai de la peine à accepter que les choses peuvent juste arriver. Je me dis tout le temps qu’il doit y avoir quelque chose derrière, quelque chose que je dois comprendre parce que, autrement, comment expliquer qu’on traverse des épreuves qui nous font souffrir. S’il n’y avait rien à comprendre pour en tirer du positif, la vie serait trop injuste!

Et s’il n’y avait rien à comprendre? Et s’il n’y avait pas d’explications à tout? Et si le monde était parfois (voire même souvent) injuste?

Désormais, j’essaie de prendre les événements qui arrivent pour ce qu’ils sont: des événements qui arrivent. Et j’essaie de m’arrêter là et d’avancer sans me dire que je dois rester scotchée sur cet événement en cherchant à comprendre alors qu’il n’y a peut-être juste rien à comprendre. Ou que ce que j’aurais compris ne serait peut-être pas la chose qu’il fallait en fait comprendre… 😉

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