Faire le tri dans son mental comme on le fait dans son appart

Ça fait des années que j’ai fait le tri dans mes affaires. Et je peux dire que c’est bon. Au fil du temps, j’ai pris chaque objet en me demandant s’il m’apportait vraiment quelque chose, si ça me faisait du bien de l’avoir. J’ai trié, j’ai beaucoup jeté, j’ai quelques fois racheté. Trop. Puis j’ai retrié. Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord d’accord… (Les fans de Cabrel saisiront l’allusion! 😉 )

C’est un acte que je fais sans même plus m’en rendre compte. Je ne m’embarrasse plus trop du matériel. C’est devenu naturel.

Mais maintenant je sens qu’il faut que je m’attaque à autre chose parce que je sens que je suis à peu près aussi encombrée dans ma tête que j’ai pu l’être dans ma chambre d’enfant, puis dans mon appart, sans oublier la cave, le garage et le grenier…

J’ai tellement de trucs dans ma tête. Notamment beaucoup d’idées reçues, beaucoup de C’est comme ça… parce que c’est comme ça.

Un mélange entre mon éducation, ce que j’ai cru devoir comprendre entre les lignes, ce que j’ai cru devoir faire pour être aimée/acceptée, ce que la société nous dit qu’il faut faire pour bien faire. Ça en fait des choses quand on y pense!

Tous ces propos se sont accumulés dans mon esprit sans que je les remette jamais en question.

Je suis arrivée au stade où je sature.

C’est comme si quelqu’un était venu squatter mon cerveau, qu’il avait laissé des tonnes de cartons en repartant et que, au fil du temps, j’avais fini par croire que les choses stockées dans ses cartons m’appartenaient.

Il faut que je fasse le vide. Exactement comme j’ai eu besoin de le faire chez moi, dans mon appart, avec les choses matérielles.

Depuis quelques temps, je questionne donc ce qui passe par mon cerveau.

Par exemple, un jour, je me baladais en ville sur les coups de midi. Je passe devant un marchand de glace et je salivais en pensant à une boule Caramelita de chez Mövenpick.

Sauf que…

… mon mental est entré en action:

  • Tu ne peux pas manger une boule de glace comme repas de midi. Tu n’as rien mangé d’autre. C’est pas bon pour ta santé.

L’occasion parfaite pour me lancer dans un check mental. J’ai assailli mon mental de questions:

  • Ah bon, et pourquoi?
  • Qu’est-ce que je risque?
  • C’est écrit à quelle page de la grande encyclopédie de la vie?
  • … 

Autant de questions auxquelles mon mental n’avait aucune bonne réponse à donner.

J’ai donc acheté une boule de glace que j’ai mangé avec plaisir. Et voilà! J’ai ouvert le carton Il faut manger sainement à midi, de préférence quelque chose de salé et j’ai questionné le contenu de ce carton exactement comme j’aurais pu le faire avec une robe que je garde depuis des années sans jamais la porter ou que je porte sans jamais être satisfaite de l’allure que j’ai quand je l’enfile mais que je garde quand même parce qu’elle m’a coûté cher ou qu’elle est à la mode ou je ne sais pour quelle autre « bonne » raison encore.

Là, j’ai regardé les choses en face et j’ai pris une décision. MA décision!

La décision peut d’ailleurs être de confirmer ce propos parce que ça nous fait du bien ou de s’en débarrasser parce que ça nous pèse de le garder.

J’ai souvent entendu qu’il était conseillé d’être un.e bon.ne sceptique. Ne pas avaler tout cru ce qu’on nous dit (ou ce que notre mental nous dit). Questionner pour savoir si ça résonne avec notre diapason intérieur et faire ce qui semble bon pour nous et non pas ce qu’on (la société, les parents, les ami.e.s, les scientifiques,…) nous fait passer pour des vérités absolues.

Alors ça demande de prendre ses responsabilités et c’est pas toujours facile parce que ça nous fait parfois nager à contre-courant mais qu’est-ce qu’on se sent vivant quand on ose être un peu rebelle!

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3 Commentaires
  • Elodie
    juin 24, 2020

    Je me retrouve beaucoup dans ce que tu évoques…

  • Christophe Peiffer
    septembre 14, 2020

    Nous recevons beaucoup d’informations au cours de notre vie. Faire le tri dans son mental, comme vous le dites est bien. Cependant, filtrer les informations au moment où on les reçoit empêche l’accumulation des informations.

  • Christophe Peiffer
    septembre 14, 2020

    Cultiver l’intelligence émotionnelle aide effectivement à reconnaître ses émotions et ceux des autres. Il faut développer et entretenir les émotions positives. Quant aux émotions négatives, il faut savoir décoder les messages qu’elles comportent afin de mieux les gérer.

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