Ce qui est COMME ÇA est COMME ÇA jusqu’à ce que ce ne soit plus COMME ÇA…

Il y a quelques semaines, la maison de couture Saint Laurent annonçait qu’elle souhaitait casser avec le rythme effréné des calendriers des défilés. Fini les défilés Saint Laurent pendant les fameuses Fashion Weeks. Cette entreprise veut retrouver son propre rythme, celui dicté par la créativité plutôt que par un agenda imposé par d’autres.

Voici ce qui était écrit dans leur communiqué:

Conscient de la conjoncture actuelle et des changements radicaux qu’elle induit, Saint Laurent prend la décision de repenser son approche au temps et d’instaurer son propre calendrier. Aujourd’hui plus que jamais, la marque contrôlera sa périodicité et légitimera la valeur du temps, à son rythme, tout en privilégiant le rapport aux personnes et à leur quotidien. De ce fait, Saint Laurent ne présentera pas ses collections dans le cadre des calendriers officiels de l’année 2020. Saint Laurent décidera de son agenda et ses lancements suivront un plan optimisé et guidé par les besoins de la créativité. 

Ce que j’ai aimé, c’est pas vraiment de savoir s’ils ont raison ou non, si c’est un coup marketing ou une réflexion profonde menée pour aller dans plus de développement durable.

Non, ce que j’ai surtout aimé, c’est ce coup de pied dans la fourmilière. Ce On peut faire différemment si on le souhaite et qu’on met tout en place pour que ça se concrétise.

Ça marque une PAUSE dans un cycle infernal qu’on pense parfois inévitable.

Souvent on fait les choses parce qu’on se dit que c’est comme ça, qu’on est pris dans un système qui nous pousse à plus ou moins tous faire la même chose au même moment… parce que c’est comme ça. Et soudain quelqu’un vient et remet cela en question. Ces moments nous permettent de marquer une pause, de prendre un peu de hauteur et de voir que Si on fait comme ça, c’est aussi parce qu’on est ok avec le fait de faire comme ça parce que si on voulait faire différemment, on le pourrait. La preuve!

C’est pareil quand on se sent prisonnier du salariat, on se dit qu’on ne peut pas tout envoyer péter parce qu’on prendrait trop de risques, et tout d’un coup on rencontre quelqu’un qui nous prouve qu’on peut être indépendant.e sans devoir vivre sous un pont. Ou qu’on peut faire un peu de salariat mixé avec un peu d’indépendance. Bref, que d’autres chemins sont possibles.

Ce sont des gens qui nous font péter nos repères, qui nous obligent à envisager les choses différemment et qui nous empêchent désormais de répéter sans même plus y réfléchir que C’est comme ça parce qu’on ne peut pas faire autrement.

Cette pandémie en est un bel exemple. Voyez ces terrasses qui poussent comme des champignons alors que les autorités disaient que c’était impossible d’investir l’espace public comme ça. Pareil avec les pistes cyclables qui sont mises en place en quelques heures alors qu’avant ça prenait des mois.

Ces exemples montrent que c’est souvent pas parce qu’on ne peut pas mais plutôt parce qu’on ne veut pas vraiment. Ces exemples sont des moments importants car ils marquent une rupture: l’après ne pourra plus être comme l’avant.

Un monde de nouveaux possibles s’ouvre alors et, pour ceux.celles qui sont prêt.e.s à surfer sur la vague, c’est plutôt cool. Par contre, pour ceux.celles qui cherchent à s’accrocher à l’avant, ça risque d’être plus coton.

Alors, let’s surf and enjoy tout ce qui peut arriver!

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1 Commentaire
  • Déborah
    juin 6, 2020

    Ah merci pour cet article rafraichissant, « si on veut on peut » a quelque chose de vrai, c’est bien de le rappeler ! Même si c’est pas toujours facile, c’est possible !!

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