Et vous, c’est quoi le rôle que vous adorez jouer?

J’adore quand les choses prennent tout d’un coup forme. Vous savez, comme un puzzle dont il manque juste une pièce. Une fois cette pièce mise, vous comprenez un peu mieux l’ensemble du tableau.

Ça m’est arrivé il y a tout juste quelques semaines.

Mais pour que vous compreniez le HAHA-moment (ce moment où tout prend forme), je vais revenir un peu en arrière.

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez à quel point j’adore me fixer des défis. Pour moi, c’est comme un jeu. Plus que de gagner ou perdre, j’adore le moment du jeu, l’état dans lequel ça me met, cette sorte de frénésie.

J’ai commencé par 1 mois sans alcool. Je me lance ce défi chaque mois de février depuis plus de 10 ans.

Puis j’ai augmenté la mise en me lançant dans 1 année sans shopping. Ne rien acheter: ni fringues, ni chaussures, ni accessoires pendant 12 mois.

J’ai adoré cette année. Ça me gardait dans une sorte de tension permanente qui me plaisait bien. Comme si j’étais toujours un peu sur le fil du rasoir.

Sans oublier tous les gens à qui j’en parlais et qui me noyaient sous des:

  • C’est incroyable, moi, jamais j’y arriverais!
  • Pas de shopping!??!!? Vraiment vraiment!???!!!?? Mais on peut te faire des cadeaux quand même, rassure-moi? (Question à laquelle je répondais fièrement Non, évidemment. Ça aurait été trop simple! 😉 )
  • J’ai aussi essayé mais j’ai même pas tenu 2 semaines!
  • Tu m’hallucines!

A la fin de cette année, je me suis dit qu’il fallait que je continue alors j’ai décidé de me fixer un défi par mois. C’était moins long mais je pouvais varier les plaisirs.

C’était parti pour:

  • 1 mois sans viande
  • 1 mois sans fromage
  • 1 mois sans me justifier
  • 1 mois sans utiliser d’ascenseur

Un jour, alors que je consultais une coach, celle-ci me demandait pourquoi je m’imposais autant de choses, pourquoi j’étais si rigide avec moi-même.

Moi, comme si on m’attaquait, je lui rétorque que c’est tout sauf ça, je ne suis pas rigide du tout, JE M’AMUSE!!!!! Et c’est vrai, j’ai vraiment pris mon pied avec ces défis. Ça m’a permis d’apprendre pleins de choses sur moi en m’amusant parce que je n’y accordais pas trop d’attention. C’était comme ça mais je n’en faisais pas tout un fromage. C’était avant tout le sens du jeu qui primait.

Sauf que…

Sauf que j’étais quand même la femme qui me fixait des défis. C’était devenu mon personnage. Un personnage dont j’ai affiné les contours pendant des années sans même m’en rendre compte.

Au bout d’un moment, je n’étais plus la femme qui s’amusait à se fixer des défis mais la femme qui adorait ce que ça suscitait comme réactions chez les gens d’être la femme qui s’amusait à se fixer des défis.

Sans me rendre compte, j’avais créé un personnage et maintenant je faisais tout pour entretenir ce personnage car ça me faisait tellement de bien.

J’étais devenue un gros chat qui prenait toutes les bonnes positions pour qu’on la papouille encore plus. Et, plus on me papouillait, plus j’avais le corps qui se gonflait de bonheur et plus ce personnage prenait de place et ainsi de suite.

Toutes ces remarques, tous ces Wouah, t’es trop forte!, tous ces Je t’admire, tous ces Tu sais, c’est la femme dont je t’ai parlé qui a fait cette année sans shopping!, ça me caressait tellement dans le sens du poil.

Plusieurs fois, j’ai voulu arrêter les défis parce que j’avais l’impression que j’avais fait le tour mais je continuais parce que « ça plaisait ». Souvent, quand je croisais un.e ami.e, il.elle me demandait ce que je faisais comme défi ce mois.

J’ai mis longtemps à comprendre que le plaisir s’en était vraiment allé et que je continuais à faire cela pour plaire aux autres et non plus parce que ça me plaisait à moi.

Parce que, ça ne s’arrête pas là! Un autre personnage que je polis depuis des années c’est celle de la femme qui fait toujours ce qu’elle dit. Alors, en disant que je me fixais un défi par mois, c’est comme si je devais le faire jusqu’à la fin de ma vie autrement je n’étais plus celle que je me donnais tant de peine à façonner.

Le problème n’est pas tant les personnages qu’on se crée. Les problèmes peuvent venir quand on devient prisonnier.ère.s de ces personnages, qu’on ne s’autorise plus à être autrement. Parce que tous ces personnages ne sont que des personnages, des masques qu’on se met mais on est bien plus que ça. Et, le vrai jeu, c’est de trouver ce moi. Je sens que je vais encore pouvoir m’amuser un peu! 😉

La prochaine fois qu’on vous fera un compliment pour une chose que vous faites particulièrement bien, vous penserez à moi! 😉 C’est peut-être votre prison dorée qui se montre à vous.

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1 Commentaire
  • Christophe Peiffer
    septembre 20, 2020

    Il arrive qu’on fasse des choses pour impressionner les autres et non pour notre bien. Cela dans le but d’entretenir une bonne image de soi. Mais le plus important est l’image qu’on a de nous-même. Il faut savoir s’affirmer et être honnête envers soi afin de ne pas être, comme vous le dites, prisonnier des personnages qu’on se crée.

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