Et si les gens qui nous agaçaient étaient nos meilleurs guides…

L’autre jour, en regardant la vidéo d’une coach en développement personnel américaine qui parlait du confinement, je me suis marrée parce qu’elle disait qu’elle avait beau être vue comme la nana qui avait tout compris à la vie, il fallait quand même qu’elle avoue à ses followers qu’elle était humaine et que ce confinement la transformait en pire cauchemar pour sa famille (un mari et trois enfants).

C’est une femme qui se décrit comme plutôt control-freak, du coup, comme cette période la met pas mal sous tension, elle explose quand elle voit de la vaisselle sale laissée en vrac dans la cuisine, le bordel dans la chambre de ses enfants, ses enfants qui s’endorment à point d’heure…

Ça m’a fait rire (et pas mal fait chier en même temps) parce qu’on n’en sortira jamais: tant qu’un problème n’est pas réglé, il va revenir frapper à notre porte encore et encore, en prenant des formes différentes.

Hors confinement, c’est « facile ». Quand quelque chose nous emmerde, à la limite on peut s’agacer deux minutes mais on peut surtout vite passer à autre chose, en partant au travail, en allant boire un verre avec une amie. Bref, il y a mille possibilités qu’on n’a plus (ou moins) en mode (semi) confinement.

Ça me fait aussi penser à ces situations qui nous pèsent et, au lieu de changer ou surtout d’accepter qu’elles nous pèsent à mort, on met en place toutes les stratégies à notre portée pour ne éviter de bouger. Moi, par exemple, c’était le cas dans mon précédent boulot. Il finissait par m’emmerder grave alors j’ai tout essayé:

  • m’en détacher en me disant que j’en avais rien à foutre de m’emmerder grave (mon œil)
  • ouvrir un blog pour faire un truc cool à côté (sauf que le truc chiant reste quoi qu’il arrive)
  • me persuader que la situation était chouette plutôt que d’aller parler à mon chef pour lui demander si on pouvait trouver une solution (olala, mais pour ça, il aurait fallu que j’aie de sacrées couilles. Sauf que…)

Je me sentais un peu comme dans une appartement. Quand ça ne va pas, j’allais voir dans une autre pièce, puis encore dans une autre et ainsi de suite pour finir par me rendre compte que j’avais parcouru chaque millimètre carré de l’appart’ et que je ne pouvais plus faire autrement que d’accepter qu’il fallait définitivement bouger parce que ça n’allait vraiment pas.

Sauf que, si le problème n’est toujours pas réglé (ou accepté), vous avez beau changer d’appart’, le problème reviendra frappé à votre porte et c’est reparti pour un tour.

Cette situation se produit souvent dans le boulot mais aussi parfois avec les amoureux. Vous changez d’amoureux parce que vous n’en pouviez plus du précédent. Vous aviez l’impression d’avoir tout fait pour que ça change et pourtant, après quelques années, rebelotte, youhouhou, je te rappelle quelque chose?!!!?????

Pourtant il avait pas du tout l’air de ressembler à votre précédent compagnon…

Quand vous y pensez, ça fait bien quelques années que cette situation commençait à se détériorer mais bon… Vous avez bien changé de position, adopter un nouveau point de vue, fait pas mal de concession, pris de la distance, essayé de le faire changer sauf que…

Comme vous n’avez jamais accueilli ce fameux problème, il continue à venir vous titiller par tous les moyens sous différentes formes. Parce que le problème de fond vient toujours de vous et jamais de l’autre. (Oui, je sais, c’est tellement chiant à entendre… 😉 ) 

Alors que, truc dingue, c’est qu’on devrait remercier toutes les personnes qui nous titillent et qui nous agacent. Vous savez pourquoi? Parce que ce chef, cet amoureux, ce travail, cette situation, est simplement là pour vous montrer qu’il y a quelque chose que vous aimeriez accueillir chez vous mais que vous ne le faites pas.

En fait, ils sont ce que vous aimeriez être. Pas en copié-collé mais ils ont développé quelque chose que vous aimeriez profondément développer chez vous mais que vous ne vous autorisez pas à développer.

J’ai compris ça il y a des mois, voire peut-être des années, mais il me faut encore parfois un sacré temps pour comprendre ce que cette personne (cette situation) chiante est là pour me dire.

Quand je pense aux trucs qui m’agacent chez mon amoureux et ses enfants, c’est qu’ils sont cool! Ils font passer leur plaisir avant tous le reste. Pour mon amoureux: une bonne série avant la vaisselle. Pour les kids, les écrans avant l’école.

Je vous dis pas depuis combien d’années ça me rend mûre. On a même failli se séparer plusieurs fois parce que Vous vous rendez pas compte comme vous vivez. C’est pas possible. C’est insupportable. La vie, c’est pas ça. On peut pas faire que ce qu’on aime!!!!!

Mais il n’y a pas qu’eux qui m’agacent. C’est pareil pour des gens que je vois dans des reportages et qui font ce qu’ils aiment. Sauf que, là, c’est moins chiant parce que vous pouvez éteindre la télévision. C’est plus difficile avec les gens qui vivent avec vous.

Pour moi, ce(s) problème(s) allai(en)t se régler tout simplement quand les gens (la situation) allaient changer, quand ils auraient enfin compris. Ah, ah, ah, je me marre!!!!!!!! Si vous croyez que c’est si facile! 😉

Sauf que… Sauf que la solution vient toujours de nous, jamais des autres. Si elle vient des autres, ce n’est qu’un leurre pour mieux revenir (sous une autre forme ou non) dans une heure ou une année.

Figurez-vous que j’ai compris il y a seulement quelques semaines (heureusement avant le confinement) ce que ces trois finalement très très précieuses personnes (mon amoureux et ses deux enfants) tentaient de me dire: accepte d’être cool, de faire ce que tu veux plutôt que ce que tu as l’impression que tu dois faire. Ecoute-toi!

Et, vous savez quoi, ils ne m’énervent plus. Non mais je vous jure que ça s’est transformé en une fraction de seconde quand j’ai compris ça. Ça veut pas dire que c’est simple de m’écouter et de faire passer mes envies avant mes pseudo-obligations mais j’arrête au moins de me dire qu’ils sont la cause de mes problèmes. Et quand je sens qu’ils auraient tendance à de nouveau m’agacer, je me dis qu’il faut que je pense plus à moi et que je me permette de faire plus souvent ce qui me fait vraiment plaisir.

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3 Commentaires
  • Aline
    mai 9, 2020

    Merci merci pour ce billet!
    Je sais intellectuellement que les autres sont mon miroir mais j’ai toujours de la peine à aller chercher pourquoi… je pensais que si le « défaut » de qqn m’énervait, cela voulait dire que j’avais également ce défaut. Et bien sure c’est pas agréable 😅 du coup je préférais ne même pas me poser la question. Mais ta façon de te questionner me paraît beaucoup plus intéressante! Une situation/personne qui nous énerve est là pour nous apprendre qqc sur nous, pour nous aider à avancer sereinement et non pas pour nous forcer à nous auto-juger.

  • Déborah
    mai 13, 2020

    Merci pour cette piqûre de rappel, on le sait mais on l’oublie trop souvent, trop collé à notre agacement… Je découvre ton blog Mélanie, très intéressant ! Au plaisir 🙂

  • Baudart
    mai 19, 2020

    Je suis tombé sur votre article grâce au forum de Nouvelle vie à portée de main ( https://www.nouvellevieaporteedemain.fr/blog/) Votre contenu est inspirant et me permet de voir les choses sous un nouvelle angle ! Merci pour tout! Je vais m’abonner de suite à la newsletter.

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