Fin du CONFINEMENT: j’y vais mais j’ai PEUR

La semaine dernière, lorsque le gouvernement suisse a annoncé la levée partielle du confinement partiel ;-), j’ai tout de suite pris rendez-vous chez ma coiffeuse histoire de couvrir mes racines blanches. (Moi qui me demandais dans quelle proportion j’avais des cheveux blancs, j’ai enfin ma réponse!!!)

J’ai inscrit ce rendez-vous dans mon agenda.

Puis, quelques minutes plus tard, c’est le carreleur qui m’appelle pour qu’on fixe rendez-vous pour le carrelage à remplacer dans la salle-de-bain. C’est bon, rendez-vous fixé.

Je note aussi ce rendez-vous dans mon agenda.

Et, là, je sens une immense angoisse monter en moi. J’imagine « tout » ce monde que je vais revoir en vrai alors que je suis complètement isolée du monde, en famille, depuis plus d’un mois.

Comment ça va se passer? Est-ce qu’on va devoir porter un masque? Est-ce que c’est pas trop tôt?…

Je me suis retrouvée exactement dans le même état d’angoisse qu’à la fin de mon année sans shopping. Défi que j’ai choisi de relever, il y a quelques années. Un défi qui consistait à ne pas acheter de vêtements (chaussures, accessoires,…) pendant une année entière.

Tout s’est plutôt bien passé durant toute l’année mais, plus j’arrivais à la fin de l’année et donc plus j’approchais du moment où j’allais pouvoir à nouveau acheter des fringues, plus le stress montait.

Ma nouvelle norme était de ne plus consommer alors allais-je encore savoir comment consommer… N’allais-je pas retomber dans des vieux travers à racheter n’importe quoi et m’en vouloir quelques heures plus tard? Est-ce que j’allais remettre le doigt dans un engrenage dont je ne voulais plus?

Autant de questions qui tournaient dans ma tête et auxquelles je n’allais pas pouvoir avoir de réponses avant de me confronter à la « bête ».

Là, c’est pareil. Ma nouvelle norme est de ne plus voir les gens en vrai mais est-ce que je vais encore savoir faire autrement? Est-ce que ça va bien se passer? Est-ce que, est-ce que, est-ce que… ?

Pour, mon année sans shopping (en 2014), j’ai rien acheté jusqu’à la fin du mois de janvier 2015, soit un mois de plus que la durée que je m’étais fixée. Tout ça parce que j’avais peur.

Puis je me suis dit que c’était ridicule, qu’il fallait que j’ose faire face à cette peur et que j’achète quelque chose, n’importe quoi, histoire de ne pas rester dans cet état.

Et j’ai acheté n’importe quoi. Mais un n’importe quoi que j’ai toujours et qui me rappelle ce moment précis où j’ai décidé d’agir plutôt que de me laisser submerger par ma peur. Choisir l’ACTION plutôt que la peur. Choisir l’ACTION pour taire la peur.

Donc la semaine prochaine, j’irai chez le coiffeur, j’accueillerai le carreleur et tout va très bien se passer!

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1 Commentaire
  • Vérone
    avril 23, 2020

    Ce sont des peurs de transition. Notre norme est de voir plein de gens et d’acheter des fringues, plutôt que pas, j’imagine qu’ on s’y fera à nouveau. J’ai davantage peur qu’kn perçoive toute proximité physique comme une agression potentielle, tant ce contexte rend parano. .. les gens ne se sourient pas autant dans la rue ou les commerces, j’ai l’impression. Pourtant le sourire est une belle contagion et ne transmet que de bonnes choses.

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