La prochaine fois qu’une chose où que quelqu’un vous agace, pensez à ça avant de sortir les griffes

J’adore quand la vie me met au défi parce que j’aime voir comment je réagis, comment je m’adapte, à quel point je suis agile, si tout ce que j’ai mis en place pour augmenter mon bien-être vaut vraiment quelque chose en cas de crise.

Parce que, là, on peut dire qu’on y est et plus seulement à ma petite échelle personnelle mais à un niveau beaucoup plus global. Je demande souvent des leçons et on peut dire que là j’en reçois une belle. 😉

En gros pour moi, le fait de devoir rester au maximum chez moi pour que ce fameux pic lié au Covid-19 n’arrive pas ne change pas grande chose. Je bosse en indépendante chez moi depuis des années. C’est donc business presque as usual. Bon, il y a quand même trois trucs que j’adorais faire et que je ne peux plus faire: aller au cinéma, au fitness et aller lire les journaux dans mon café préféré. Mais bon, je devrais arriver à prendre sur moi.

Par contre, la GROSSE différence, c’est qu’on est maintenant 4 à la maison. Et seule ou à 4, pour une personne qui adore être seule, ça change tout.

Depuis le début de cette crise, pour éviter d’angoisser à chaque nouvelle annonce qui nous demande de rester tous un peu plus chez nous, je me prépare au « pire »:

  • On va tous finir confiné.e.s
  • Ça va durer longtemps (pas 2 semaines, LONGTEMPS!)

Je me dis que les enfants ne vont pas reprendre l’école cette année scolaire et que donc, d’ici la rentrée de septembre, ils n’auront plus à aller physiquement à l’école.

Je n’ai aucune idée si ça sera le cas mais ça m’aide de penser comme ça.

Ce qui m’angoisse, c’est que, dans une période comme ça, j’ai vite fait de montrer les griffes:

  • quand j’entends la petite voisine pleurer comme une dingue plusieurs fois par jour et que les parents ne réagissent pas
  • quand je vois les gens aux infos se ruer sur les pâtes et le papier toilette
  • quand j’entends les gens répandre des rumeurs débiles
  • … 

Ça me rend mûre!

La semaine dernière, en regardant un nouvel épisode de Grey’s Anatomy, il y avait une scène à laquelle je repense souvent ces jours.

Un couple est en thérapie et le mec (Alex) dit à sa femme:

Quand tu ne me parlais pas, ça m’a fait ressentir…

Eh là, la thérapeute l’interrompt immédiatement en précisant:

J’ai ressenti! Personne ne nous fait ressentir quoi que ce soit. Ce sont nos sentiments.

Ça m’a fait penser à la thérapie de couple que j’ai suivie avec mon amoureux il y a des années. Ça coinçait avec ses enfants. Chacun avait de la peine à trouver sa place. Pour la faire courte, c’était la merde et on ne voyait pas très bien comment s’en sortir.

A la première séance, on a tous les deux beaucoup parlé des enfants. En gros, on disait tous les deux que, sans les enfants, tout allait très bien entre nous. C’était à cause des enfants que ça coinçait.

J’ai adoré la réaction du psy qui a tout de suite mis le holà en nous disant que les enfants révélaient un problème qui existerait entre nous sans eux. Peut-être que ce problème apparaîtrait dans une année ou dans dix ans. Si les enfants ont une responsabilité, c’est peut-être celle d’avoir révélé notre problème plus rapidement mais ils ne sont en aucun cas responsables de la crise que nous vivions.

C’est tellement vrai et j’y repense souvent. En fait, j’ai souvent l’image que nous sommes chacun comme un appareil photo. Les anciens, pas ceux de maintenant. Les appareils argentiques. Dedans, il y a un film avec des photos qui ont été faites parfois il y a très très longtemps et qui attendent tranquillement qu’une personne ou une situation joue le révélateur et fasse apparaître la photo.

C’est ce qui explique que j’ai envie de bondir sur les gens quand je les vois se ruer sur le papier toilette alors que ça ne suscite pas d’émotion particulière à plein d’autres personnes qui regardent ce même reportage. C’est parce que ça appuie là où ça ME fait mal.

Au lieu de continuer à nous agacer sur les gens et les situations en se disant que, sans eux, on serait tellement mieux, on devrait plutôt les remercier d’essayer de nous montrer quelque chose, de nous faire comprendre quelque chose sur nous, de nous faire évoluer, de nous améliorer. Leur dire intérieurement merci (même si on aurait plutôt envie de leur dire à quel point ce sont tous des immenses c* »%@#) et profiter de cette occasion pour aller voir ce qu’il se cache derrière.

Parce que, je sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit qu’on va avoir des milliers d’occasions de montrer les griffes ces prochains mois. Alors si on veut pas se retrouver tous griffés jusqu’au sang la prochaine fois qu’on va pouvoir se voir physiquement, il vaudrait mieux qu’on prenne tous nos responsabilités et qu’on en profite pour essayer de régler nos problèmes plutôt que de passer notre temps à accuser les autres…

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