Et si on arrêtait d’attendre la chute pour oser se lever…

Quand je lis les propos de « stars » du développement personnel, il y a souvent une histoire dingue derrière. LE moment où tout est arrivé. Comme s’il fallait toujours un truc fou, méga-dingue, pour justifier qu’on avait compris des choses à la vie. L’événement qui légitime nos propos.

  • se retrouver presque à dormir sous un pont après s’être fait.e virer
  • se réveiller dans son vomi après avoir pris une xième murge d’enfer
  • perdre ses jambes dans un accident
  • apprendre qu’on a un cancer et qu’on risque donc de mourrir bientôt

Un truc qui sort de l’ordinaire!

Dernièrement en écoutant des histoires de gens qui avaient changé de vie, plusieurs décrivaient que les attentats qui ont eu lieu à Paris avaient agi sur eux.elles comme un détonateur. Ils.elles n’étaient pas mort.e.s, ils.elles n’étaient même pas sur le lieu des attentats mais le seul fait que ça aurait très bien pu être le cas a joué sur eux.elles l’effet d’un cataclysme. Le Je me suis rendu.e compte de l’absurdité de ma vie. Je ne pouvais plus me voiler la face. On peut mourrir demain alors, d’ici-là, autant vivre à fond! J’en ai tout d’un coup plus rien à eu à foutre de ce que les autres peuvent penser. Vive moi et fuck le reste!

Encore une fois, un moment qui explique pourquoi on a le droit de changer de vie. Plus que ça, un tel moment exceptionnel, unique, nous permet parfois simplement d’en prendre conscience. Avant cela, on ne s’était pas vraiment rendu.e compte que notre vie ne nous convenait pas. Ou on arrivait à trouver une tonne de bonnes excuses pour se dire que la vie qu’on avait n’était quand même pas si mal. Et soudain la lumière est tellement forte sur notre malêtre qu’on ne peut plus faire semblant de ne pas le voir.

Comme si on cachait la poussière sous les meubles depuis des lustres et qu’un événement vient faire valdinguer tout ça, les meubles ne peuvent alors plus cacher la poussière et on n’a plus d’autre option que de s’attaquer au grand ménage.

Moi, quand j’ai décidé de quitter mon job, je n’avais pas d’autres explications que l’envie profonde de quitter mon job. L’envie de vivre autre chose. Je me disais que la vie valait moyennement la peine d’être vécue si c’était pour ça. C’était sympa mais bon… Rien de méga folichon. Pendant longtemps, je me suis même surprise à espérer me faire virer pour que quelqu’un prenne cette décision à ma place. Côté courage, on repassera, je vous l’accorde… 😉

Pendant longtemps (et encore parfois maintenant), je me suis sentie un peu rikiki, pas légitime, genre Pour qui tu te prends? T’as vécu quoi de terrible, toi, pour nous donner des leçons sur la vie?

Mon moment à moi se résume à: Je mangeais avec une collègue-copine. On râlait encore une fois sur notre boulot et tout d’un coup, je lui ai dit, comme sorti de nulle part, que j’allais démissionner. Et c’était fait. La décision était prise et je ne pouvais plus revenir en arrière. Ça murissait depuis un moment dans ma tête mais je n’ai eu ni cancer, ni burn-out, ni accident grave qui m’aurait donné une vraie bonne raison de le faire. Celle où les gens vous disent ensuite Mais qu’est-ce que t’as bien fait! T’as bien raison, la vie est trop courte! C’est dommage d’avoir dû vivre ça pour enfin t’octroyer le droit de faire ce qui te plaît.

Là, ça a plutôt souvent été vu comme un caprice. Décider de changer quand votre vie n’en dépend pas, c’est un peu égoïste, non?! Et t’as pensé à ta retraite?

Moi, j’ai fait un changement en douceur plutôt que dans la douleur. Du coup, mon changement est moins incroyablement dingue que certains autres parce que mon après est différent de mon avant mais finalement pas tant que ça. J’ai changé ce qui ne me convenait pas (mon job) et ça a redirigé pas mal d’autres choses dans ma vie mais finalement pas tant que ça. J’ai changé de cap plus que changé de vie.

Il y a très longtemps, j’ai dévié, certainement pour répondre plus aux attentes des autres qu’aux miennes. Puis j’ai continué à dévier et tout d’un coup j’ai senti que je déviais vraiment trop. A trop dévier, je commençais à me perdre et, si ça continuait comme ça, j’allais vraiment me perdre. Une sorte d’instinct de survie.

En prenant cette décision, j’ai l’impression de m’être remise sur la bonne voie et je trouve qu’on devrait tou.te.s être doux.ces avec nous en nous octroyant ce droit plutôt que d’attendre qu’un événement horrible arrive, même si celui-ci peut s’avérer finalement salvateur. Vous savez, les Mon cancer est finalement la meilleure chose qui me soit arrivé.e

Si j’ai une marche à suivre à vous livrer pour changer en douceur, ça serait celle-ci:

  1. quand vous sentez que quelque chose ne vous convient pas, écrivez-le quelque part (couple, job, poids,…)
  2. essayez ensuite de décrire comment vous vous sentiriez si vous vous sentiez super bien avec cette partie de votre vie
  3. choisissez un mot, une image, un objet qui incarne ce ressenti. Quelque chose que vous allez voir plusieurs fois dans la journée et qui vous remet dans le droit chemin quand vous êtes tenté.e de vous dire qu’il n’y a aucun problème

C’est vrai, c’est pas spectaculaire comme conseil mais je suis sûre que ça aide à changer en douceur. La suite viendra tout seul mais prenez cet engagement que vous n’allez pas vous laisser tomber en route, quel que soit le temps que ça prendra.

Moi, dans ma vie, j’ai décidé d’être souvent extraordinairement ordinaire plutôt qu’extraordinaire une fois. Et, ça, croyez-moi, ça demande du courage et une sacrée dose de persévérance parce que personne ne le fera à votre place.

Sur ce thème, ce billet devrait certainement vous intéresser… Il s’intitule: Ce que les gens qui ont osé m’ont appris. Tout un programme! 😉

Ce que les gens qui ont osé m’ont appris

N'OUBLIEZ PAS VOTRE CADEAU!
Rejoignez les plus de 2'000 abonné.e.s à ma boostletter hebdomadaire (exemple) et recevez GRAUITEMENT mon guide numérique "3 habitudes simples et gratuites qui vont transformer votre vie"
Vos données ne seront jamais transmises à des tiers
6
1 Commentaire
  • MELY
    octobre 26, 2019

    J’ai aimé lire vos articles…mais là avec cette orthographe inclusive, je crois qu’on dit ainsi…c’est illisible… dommage. C’est pas trop dans la simplicité…

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *