Mon challenge du mois de novembre: arrêter d’aider

Alors là, vous lisez le titre et vous êtes sûrement en train de vous dire que je suis vraiment dégueulasse!

Non, non, attendez! Le titre d’un billet de blog doit être court et plutôt accrocheur pour être lu mais je vais profiter de ce billet pour développer ma pensée.

Quand je dis « arrêter d’aider », c’est arrêter d’aider quand on ne me demande pas d’aide.

Bon, vous êtes peut-être encore en train de vous dire que c’est plus précis mais que c’est toujours aussi dégueulasse.

Je vais essayer d’être encore plus précise…

Quand je dis « arrêter d’aider quand on ne me demande pas d’aide », ça ne veut pas dire que je ne suis pas prête à aider celui.celle qui me le demande. Ça ne veut pas dire non plus que je ne vais pas proposer mon aide en disant, par exemple: « Si tu as besoin de mon aide, tu sais que je suis là. »

Ce que je vais faire plutôt qu’arrêter d’aider, c’est arrêter de proposer des solutions à des gens qui ne m’en demandent pas. Ça veut dire aussi guider la personne à trouver ses propres solutions plutôt que lui « imposer » les miennes.

Parce que j’ai cette fâcheuse tendance.

Quand j’ai découvert un truc que je trouve génial (une nouvelle manière de ranger mes fringues, une méthode pour être plus productive,…), je veux l’imposer à tous le monde. Comme si la solution qui est bonne pour moi à ce moment précis devait l’être pour tout le monde en tous temps.

Oui, j’avoue, j’ai un côté tyrannique! 😉

En gros, une personne me parle d’un problème qu’elle a (m’en parle juste sans me demander d’aide) et, moi, en bonne Mère Teresa, j’arrive avec mon plan infaillible. Et, après, si la personne me reparle du même problème quelques semaines après, j’ai tendance à la trouver nulle parce que je lui ai donné LA solution et qu’elle n’a même pas été capable de l’appliquer.

Sauf qu’une solution qui est bonne pour moi ne l’est pas forcément pour tout le monde. Et qui si cette solution est bonne pour moi, c’est peut-être que j’ai fait un certain chemin pour y arriver et que d’autres personnes ne l’ont pas fait. Surtout, qu’on n’a pas tou.te.s à emprunter le même chemin ni même à l’emprunter au même rythme.

Il y a quelques semaines, je parlais avec une copine qui me racontait qu’elle n’osait pas dire certaines choses à une de ses copines qui était en train de virer écolo (genre qu’elle prenait l’avion pour aller en vacances alors qu’elle aurait pu prendre le train à la place. Bon, en rallongeant le voyage de deux jours mais ça c’est pas important pour certain.e.s néo-écolo).

Cette copine (la copine de ma copine) avait découvert des trucs sur le minimalisme. Des trucs qui lui changeaient vraiment sa vie dans le bon sens. Du coup, chaque fois que ma cops lui disait un problème qu’elle avait, sa cops venait en lui disant qu’il fallait absolument qu’elle fasse ça, que ça allait tout changer alors que ma cops n’est pas du tout dans ce trip.

Ma copine est psychologue et elle me disait qu’elle voyait des tonnes de gens en consultation qui lui disaient qu’ils avaient découvert un truc qui leur changeait leur vie (la religion, le minimalisme, le yoga,…) Elle m’a dit que si elle devait faire tout ce que ces gens lui garantissaient être un remède miracle à tous leurs maux, elle ne s’en sortirait pas.

Ça m’a bien fait rire! Ça m’a surtout fait rire (jaune) en repensant au nombre de gens à qui je disais qu’il fallait absolument faire ça et que, s’ils ne le faisaient pas, ils ne pouvaient s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Donc, voilà, ce mois, je vais essayer de ne pas parler de (imposer) mes solutions aux autres. A part dans ce blog. Là, c’est pas pareil, vous décidez d’y venir. (Enfin, je sais pas si c’est différent mais on va dire que ça l’est parce que ça m’arrange!)

Ce mois, je vais essayer de me rappeler que:

  • mes solutions ne sont peut-être pas bonnes pour tout le monde
  • quand quelqu’un me parle d’un problème, il n’attend pas forcément quelque chose d’autre de moi à part que je l’écoute
  • ce n’est pas parce que quelqu’un me parle d’un problème qu’il me demande que je lui trouve une solution
  • il faut faire confiance aux gens pour trouver leurs propres solutions (et que, en plus, elles seront toujours plus efficaces que celles qu’ils n’auront pas trouvé par eux-mêmes)

En plus, le pire (et ça, il faut que je m’en souvienne), c’est qu’en donnant des solutions aux autres, je me fous parfois (voire même souvent) dans la merde parce que la solution implique que je fasse quelque chose. Quelque chose que je n’ai parfois pas du tout envie (prévu) de faire!

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1 Commentaire
  • Agnès - Esprit Laïta
    novembre 5, 2019

    Eh oui, comme dit le dicton « on ne peut pas faire le bonheur des gens contre leur volonté »! 😃 mais c’est pas toujours facile de se taire et de seulement écouter les autres geindre quand il y a des solutions faciles!

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