3 initiatives qui prouvent que quand on veut, on peut!

24 juillet 2019

Quand j’ai quitté mon job de salariée, ce que ce que j’ai le plus souvent entendu, c’est: Quelle chance tu as! J’adorerais aussi mais je ne peux pas pour… suivi de son lot de « bonnes » raisons…

Moi, je fais partie de ces gens qui pensent que, quand on veut vraiment, on peut.

Franchement, je me sentirais tellement désespérée si ce n’était pas le cas. Me dire que je dois subir une situation qui ne me convient pas, il n’y a rien de pire.

Ça ne veut pas dire que je ne l’ai pas fait. On trouve souvent un confort suffisant aux situations même les pires pour nous empêcher de choisir de quitter cette situation. Chez moi, ça a même duré pas mal d’années. Mais j’avais toujours cette lueur d’espoir. Je savais qu’autre chose m’attendait.

Quand je dis m’attendait, je ne suis pas restée à me morfondre sur mon canapé en attendant que quelque chose d’incroyable me tombe dessus. Non, j’avançais sans trop savoir où mais en ouvrant les oreilles et en m’accrochant à chaque histoire de personnes qui avaient fait des choses un peu folles pour me donner confiance.

Parce que, oui, je pense qu’il faut un bon grain de folie et des sacrées c…… pour bouger d’où l’on est parce qu’on ne sait jamais quel sera le résultat. On sait ce qu’on quitte, on ne sait par contre pas à 100% ce qu’on va trouver.

Alors, pendant des années, j’ai cherché, je me suis posé des questions, j’ai douté, j’ai rêvé, j’ai essayé de mettre en place de nouvelles habitudes jusqu’au jour où j’ai senti tout au fond de moi que c’était le bon moment et que, quoi qu’il arrive, j’allais l’assumer et ne pas regretter.

Il ne s’agit d’ailleurs pas forcément de quitter son job. On peut prendre des décisions dans plein de domaines différents. Chaque jour est l’occasion de faire différemment d’hier en fonction des valeurs qu’on souhaite défendre à titre personnel.

Dernièrement, je suis tombée sur trois histoires qui montrent que quand on veut, on peut. Trois décisions qui ont été prises à des niveaux très différents mais qui montrent qu’on a le pouvoir de décider. Et, ça, ça donne vachement d’espoir!

1. Au niveau d’un pays

Comme Paris, Londres ou Milan, Stockholm a sa Fashion Week. Enfin avait puisque le Conseil suédois de la mode a décidé de tout simplement annuler celle qui devait avoir lieu fin août. Pourquoi? Pour dénoncer l’industrie de la mode qui est la deuxième industrie la plus polluante au monde après celle du pétrole. Une pause plus qu’une annulation pure et simple puisqu’il va s’agir de prendre un temps pour réfléchir à une mode plus durable et responsable afin de ne pas laisser les stylistes suédois et tous les gens qui travaillent dans ce secteur sur le carreau.

Certains rabat-joie diront que c’est facile de prendre cette décision quand on est un événement qui est presque en faillite mais, quel que soit la raison profonde, ça au moins le mérite de mettre un coup de projecteur sur un problème qu’on ne peut plus ignorer.

2. Au niveau d’une entreprise

On reste dans le domaine des fringues avec la marque Sézane dont la créatrice a décidé d’opérer une mue radicale. Morgane Sézalory a transformé sa boîte et a pris le parti d’être hyper-transparente à ce propos avec les gens qui la suivent. Pourquoi? Parce que il y a urgence à faire en sorte que tout ce qui peut être changé le soit, confiait Morgane Sézalory au magazine Elle qui l’interviewait à ce propos. Une mue qui se fait pas à pas en se posant beaucoup de questions, en s’entourant d’experts, en se fixant des objectifs (comme atteindre l’utilisation exclusive de tannage végétal d’ici l’année prochaine), en aidant les ateliers avec lesquels elle travaille à améliorer leurs pratiques ou encore en arrêtant de travailler avec ceux qui ne voulaient pas en entendre parler.

3. Au niveau individuel

On use et abuse du terme consomm-acteur.rices pour montrer que nous prenons une décision chaque fois qu’on achète quelque chose. En achetant, on décide du monde que l’on veut. En gros, tu choisis Coca et tu détruis la planète ou tu choisis Opaline et tu sauves le monde! 😉 C’est un peu simpliste dit comme ça mais c’est pas si faux quand on y pense. Dans ce sens, cette présentatrice d’émissions économiques boycotte le site de vente en ligne Zalando. Pourquoi? Parce que, comme toutes les grandes entreprises allemandes, cette entreprise devait se fixer un objectif à atteindre en termes de présence de femmes à sa direction et qu’elle ne s’est fixée aucun objectif à atteindre pour aller dans ce sens. D’ailleurs, l’égalité homme-femme lui tient tellement à cœur qu’elle a choisi de devenir journaliste économique car elle trouvait qu’il n’y avait pas assez de femmes dans ce type de rubrique.

Toutes ces initiatives peuvent paraitre anecdotiques vu l’ampleur des problèmes qu’il y a à résoudre dans le monde mais, une chose est certaine, si personne ne fait rien, rien ne changera.

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2 Commentaires
  • Vaness
    septembre 16, 2019

    Salut Mélanie,
    Dans ma quête de simplicité à moi, j’ai longtemps écumé tout un tas de blogs qui invitent à embrasser un retour à l’essentiel.
    Et puis, pour la même raison, j’ai arrêté.
    Je ne doute pas que les conseils prodigués partent d’un bon sentiment mais j’y vois presque toujours un paradoxe qui vise à vouloir nous sortir de la contrainte au travers de doctrines qui nous enfoncent encore davantage dans des diktats. Qu’ils soient alimentaires, écologiques, « mindfulness » et j’en passe, le sentiment que ça me donne, c’est qu’ils finissent tous plus ou moins par nous coller une pression supplémentaire, celle-là même qu’on cherche à fuir comme la peste pour parvenir, si ce n’est au Bonheur (avec un grand B), du moins à une certaine ataraxie.
    Ce qui a fini par me déranger totalement, ce n’est pas tant qu’ils « enfoncent des portes ouvertes ». Moi aussi, je suis d’accord pour dire que parfois les trucs évidents, ben, ça va mieux en les disant 😉
    C’est plutôt qu’ils alimentent le monstre de complexité qui sommeille en nous en nous vendant ce rêve diaphane que nous serons si pleinement heureux avec une garde-robe minimaliste MAIS 100% éthique (qui aura coûté 3000 balles), que nous fabriquerons tout nous-mêmes (par la grâce du sacro-saint DIY qui sacrifient tes dimanches sur l’autel de la bonne intention) et que notre pratique de la méditation nous permettra de passer à travers la vie dans la gratitude permanente, même et surtout dans les emmerdements…
    Bref, Cette longue intro pour te dire que je suis tombée sur ton blog et qu’il est bien un des rares, si ce n’est le seul qui ait produit chez moi l’effet escompté.
    Suffisamment intimiste sans mettre mal à l’aise, inspirant sans être moralisateur, léger mais pas superficiel.. je n’en ajouterai pas plus à la liste de ses vertus mais j’ai plaisir à le parcourir : enfin un blog qui parle de simplicité avec simplicité!
    J’ai hésité à t’écrire ça et puis j’ai décidé de faire… simple et t’exprimer ma gratitude (pour le coup, là, oui). Voilà… Merci!

    • Mélanie
      septembre 30, 2019

      Merci Vanessa pour ce message qui m’a tellement fait plaisir. C’est vrai que je me sens aussi parfois submergée par tout ce qu’il faut faire pour être heureux. Enfin, tout ce qu’on nous dit qu’il faudrait faire. Un vrai travail à plein temps pour beaucoup plus de contraintes que de plaisirs.
      J’oscille toujours entre l’effort et le laisser-faire. Je pense que je ne suis pas prête de trouver l’équation miracle mais si je peux apporter quelques lueurs à d’autres en parcourant ma route, j’en suis ravie!
      Merci encore pour ton mot. Tu as très bien fait de l’écrire! 😉

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