Quand vous vous sentez comme une marmite à vapeur, faites absolument ça avant d’exploser

Je sais pas si vous avez aussi parfois ce genre de moments: c’est comme si vous sentiez que vous allez exploser. Une impression que, si vous ajoutez quelque chose à ce qui est déjà là, la marmite (donc vous…) risquez de partir en éclats.

J’ai vécu un tel moment vendredi dernier. Je me suis réveillée. J’ai commencé ma journée avec son lot de il faut que je fasse ci, puis après ça. Sans oublier ça… Et soudain j’ai senti qu’il fallait surtout que je fasse très gaffe parce que j’étais à deux doigts d’exploser. C’est bizarre. Je ne vis pourtant pas une période particulièrement stressante, j’avais un chouette week-end en ligne de mire, ma vie professionnelle-amoureuse-amicale se porte plutôt merveilleusement bien.

Il y a quelques temps, je me serais encore dit: Tout va très bien. De quoi tu te plains. Allez, c’est pas grave. Respire, souris et on y va!

A la mode warrior. Tout a l’air d’aller bien donc ça veut dire que ça va bien.

Sauf que tout peut donner l’air d’aller bien et pourtant ça peut ne pas être le cas quand on gratte un peu. Et c’est pas grave. Avant j’aurais paniqué à me demander combien de temps cela allait durer. Me laisser aller n’était pas une option autrement ce genre de poison risquait de se diffuser en moi et répandre je sais pas quoi dans tout mon corps. 

En fin de semaine dernière, voici les signes qui m’ont alertée:

  • la petite voisine de dessus fait une crise. Elle doit avoir 2 ou 3 ans et en fait super régulièrement. Normalement ça ne me gène pas tant que ça mais là, j’aurais pu monter et buter la mère (en gueulant sur son incapacité à gérer sa fille) puis la fille pour qu’elle arrête de gueuler;
  • il y a des travaux dans mon immeuble et les ouvriers fument pas mal. Je ne sais pas s’ils le font sur les échafaudages ou dans la cave mais toujours est-il que l’odeur de clope passe sous les portes et vient parfois titiller mes narines. En général, je gère mais là j’avais aussi envie d’aller les buter les uns après les autres.

En général, quand j’ai envie du buter quelqu’un, c’est qu’il y a un problème.

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Aujourd’hui, quand je ressens cette sorte d’hypersensibilité (ou envie de meurtre…), je me dis que ça ne doit pas être pour rien. Oui, les choses qui m’agacent dans ces moments sont certainement des choses qui m’agacent aussi autrement mais j’arrive à prendre sur moi. Je sais, c’est certainement pas la meilleure des solutions mais ce n’est en tous cas pas dans ces moments d’hypersensibilité qu’il faut que j’essaie de gérer ce que je n’arrive pas à gérer quand tout va bien (style mon énorme difficulté à m’exprimer quand quelque chose me dérange. Ah, ce satané syndrome de la gentille petite fille…)

Dans ces moments, il faut plutôt que je marque une grande PAUSE, que j’y aille mollo, que j’enlève de mon agenda ou de mes to-do listes tout ce qui n’est absolument pas primordial de faire.

Donc, quand mon amoureux est rentré, je lui ai demandé de s’occuper du repas. Le vendredi matin, j’ai aussi envoyé un SMS aux gens avec qui je bosse pour leur dire que je faisais une pause ce jour-là et que je leur referai signe lundi.

Et vous vous rendez pas compte le bien que ça fait de pouvoir s’octroyer une pause. Mais, pour cela, il y a deux choses qui me semblent absolument nécessaire:

  1. un entourage qui vous soutient et qui prend le relai quand vous avez un coup de mou. Ou simplement qui accepte votre besoin de faire une pause sans vous juger;
  2. le courage de baisser votre armure de super-woman et d’accepter que vous ne pouvez pas tout le temps tout assumer

Avec le temps, je me rends compte que c’est souvent beaucoup plus simple de baisser son armure de super-woman quand on a une équipe de soutien. Et en même temps, c’est super plus facile de trouver une équipe de soutien quand on baisse son armure de super-woman. De la poule ou de l’œuf… 😉

En ce qui me concerne, ça ne fait pas longtemps que j’ai une équipe de soutien. Ou plutôt que je me rends compte que j’en ai une. Parce qu’il y a encore peu de temps, je n’aurais pas osé les solliciter. Plus par manque de confiance en moi que par manque de confiance en eux d’ailleurs.

Et vous, est-ce que vous sentez que vous êtes entouré.e. de gens qui vous permettraient de marquer de telles pauses? Si ce n’est pas le cas, c’est peut-être le moment d’imaginer changer d’entourage et vous approchez de personnes qui vous encouragent vraiment, quoi qu’il arrive. Parce que vous le valez bien!

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