Et si vous aussi vous viviez dans une prison invisible…

J’adore observer les gens. En fait, je crois que je serais la nana la plus heureuse du monde si je pouvais être payée pour passer mes journées dans les bars à écouter et regarder les gens vivre autour de moi. Le pied géant!!!

Souvent, quand j’entends des ami.e.s discuter entre eux.elles dans un lieu public, je les entends se plaindre de se sentir prisonnier.ière: d’un couple, d’un job. Avec mon côté quelque peu radicale, j’aurais tendance à aller vers eux.elles et leur dire: PLAQUE TON JOB! PLAQUE TON.TA MEC.NANA!!!!!

Ben ouais, quoi: t’as un problème? Eh ben éloigne le problème!

Sauf qu’avec les années (et la sagesse qui, j’espère, vient avec), j’ai compris que tout envoyer valser faisait peut-être du bien sur le moment (même un énorme bien) mais que, sur le long terme, le même problème risquait fort de refrapper à votre porte.

J’ai aussi remarqué qu’on voit souvent les gros soucis (le job, le couple,…) mais moins les petits.

A ce moment de ce billet, je dois vous avouer que j’ai envie de partager quelque chose avec vous mais que je ne sais pas exactement quoi ni comment! 😉 Bref, je vais continuer à écrire et j’espère que ça vous parlera même si c’est pas un billet très problème – solution…

Souvent, je me dis qu’il faut prendre des grandes décisions, faire des changements radicaux, tout plaquer. Parce qu’il n’y a que ça de vrai. Mais, depuis quelques temps, je revois complètement mon jugement. J’essaie de plus en plus d’agir (ou au moins de réfléchir) sur ce qui peut paraître des détails dans ma vie et, le faire, me donne de plus en plus confiance et me gonfle d’énergie pour avancer.

C’est un peu comme les défis que je me lance chaque mois. Essayer de prendre une nouvelle habitude me stimule. J’essaie, je me donne de la peine mais, si ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Je ne joue pas ma vie. Et, quand ça fonctionne, je me sens bien, je me sens forte, je me sens plus ancrée dans ma vie. En gros, ça augmente ma confiance en moi et me permets de prendre des « risques » plus grands. Des risques que je n’aurais certainement pas osé prendre avec autant de légèreté avant.

Depuis quelques semaines, plusieurs fois dans la journée, quand je fais quelque chose, je me demande si j’oserais faire différemment:

  • Est-ce que j’oserais dire à cette copine que je préfère finalement aller au ciné plutôt que d’aller boire un pot avec elle?
  • Est-ce que j’oserais dire à la coiffeuse de se dépêcher parce que j’ai un rendez-vous dans pas longtemps?
  • Est-ce que j’oserais dire au serveur que ce que je viens de manger n’était pas très bon?
  • Est-ce que j’oserais dire à la masseuse que je ne veux finalement pas le massage que j’ai choisi mais que je préfèrerais qu’elle m’en fasse un autre, plus doux?
  • Est-ce que j’oserais dire à ma belle-mère qu’elle arrête de nous amener une tonne de bouffe qu’on finit malheureusement par devoir jeter tellement on en a?
  • Est-ce que j’oserais écrire la phrase précédente sachant que ma belle-mère me lit régulièrement? 😉

Bref, je me pose plusieurs fois cette question dans la journée. Est-ce que j’oserais faire différemment? Est-ce que j’oserais m’affirmer? Pas forcément pour faire différemment au final mais plutôt pour évaluer à quel point je me sens libre d’évoluer comme je le souhaite. A quel point j’agis en cohérence avec ce que je ressens.

  • Est-ce que je me sens libre?
  • Est-ce que je serais capable d’encaisser une réponse négative?
  • Est-ce que je supporterais d’échouer?

Je me pose simplement la question et j’essaie d’y répondre avec le plus de sincérité possible. Rien que pour moi. Tout simplement. Et c’est déjà beaucoup! 😉

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2 Commentaires
  • Victor
    février 11, 2019

    C’est un billet très intéressant.
    Malheureusement dans notre société trop de personnes S’IMAGINENT qu’elles ne sont pas libres, elles ont l’impression que la vie leur joue des tours, mais la plus part du temps ce n’ est pas le cas. C’est triste à dire mais nous nous racontons des histoires qui nous empêchent d’être heureux. Nous avons des croyances limitantes comme : « Je ne suis pas assez ci » ou « Je suis trop ça ». Pour qu’une plus grande partie de la population soit vraiment épanouie, je pense qu’il faut que nous changions notre paradigme 🙂
    Amicalement Victor

  • Elisabeth de Pins
    mars 16, 2019

    J adore cette phrase citée par Leila Slimani il y a peu : on est libre quand on accepte de décevoir.
    ☀️

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