Casser la ROUTINE, plus facile à dire qu’à faire…

Il y a quelques semaines, mon amoureux et moi avons passé une semaine de vacances en Crète. Tous les gens qui y étaient déjà allés nous avaient prévenus: « Vous allez voir, vous allez adorer! », « C’est vraiment génial. », « On a tellement aimé qu’on y retourne chaque année. »

Eh ben après 24 heures passées sur place, on avait toujours pas compris ce qui emballait autant tout le monde. Moi, ça me faisait pas du tout cet effet. Le paysage était vachement sec, les routes vachement défoncées. Je perdais tous mes repères et je ne suis pas une grande adepte de la chose…

En Crète, je trouvais que c’était pas comme si, pas assez comme ça, ça n’avait pas les bons côtés de tel endroit que j’avais adoré. Bref, je ne faisais que comparer. Franchement, après deux jours, je serais bien rentrée si on m’avait donné un billet de retour.

Puis tout d’un coup le déclic s’est fait. Je ne sais pas dire exactement à quel moment et pourquoi mais soudain j’ai arrêté de comparer avec chez moi, avec les autres endroits que j’avais pu visiter, avec l’idée que j’avais pu me faire de cette destination. Je me suis alors mise à tout simplement prendre et apprécier ce que j’avais devant les yeux.

Et je suis rentrée, comme tout le monde, emballée de mes vacances, prête à recommander cette destination et à y retourner dès que l’occasion se présente.

Il y a quelques jours, plus près de chez moi, j’ai fait à peu près la même expérience. J’étais invitée par l’équipe du Beau-Rivage Palace à tester une chambre-bulle qui est installée dans les jardins de l’hôtel durant l’été pour leur opération The Art of Slow. Ralentir, voilà une thématique qui me parle. C’est sans doute d’ailleurs pour ça qu’on m’a proposé de venir tenter l’expérience.

Le principe: une chambre-bulle presque entièrement « vitrée » (« plastiquée » plutôt) qui nous laisse voir la nature qui nous entoure le jour et les étoiles la nuit. Bref, profiter, déconnecter.

A l’intérieur, pas de toilettes. Il faut aller dans celles du spa qui se situent à quelques mètres de la chambre. Moi qui me lève au moins une fois par nuit pour aller faire pipi, le truc me branchait déjà moyennement. Mais bon…

Voici à quoi ça ressemble:

Casser la routine, plus facile à dire qu'à faire...

Notre cocon d’une nuit depuis l’extérieur…

Casser la routine, plus facile à dire qu'à faire...

Notre bulle d’une nuit, à l’intérieur.

J’y suis allée avec mon amoureux. Nous sommes arrivés un dimanche après-midi. Le temps était splendide. La température au top donc je vous explique même pas la chaleur quand on est arrivés dans cette bulle. Etouffant. C’est simple, on est immédiatement ressortis pour profiter de la piscine.

A ce moment, je ne voyais que les inconvénients: la chaleur, les gens qui pouvaient nous voir de l’extérieur si jamais l’envie leur prenait d’aller se balader dans ce coin-là du jardin. les toilettes à ce qui me paraissait le bout du monde. A la piscine, je voyais tous les gens qui devaient être logés dans une chambre de l’hôtel tout confort, clim’ et tout et tout. De nouveau, comme pour la Crète, je comparais. Ce qui m’empêchait d’apprécier le moment présent et l’expérience qu’on m’offrait.

Le soir, nous sommes allés manger dans un resto pas loin puis nous sommes rentrés alors qu’il ne faisait pas encore complètement nuit. A ce moment, il n’y avait plus personne loin à la ronde, tout était calme. Nous étions comme seuls au monde. La magie commençait doucement à opérer et je ne pouvais plus vraiment comparer cette expérience à rien puisqu’elle ne ressemblait plus vraiment à rien que j’avais déjà vécu.

Pas de télé, pas d’animation particulière, donc dodo assez tôt.

Sur les coups de 4 heures du mat’, j’avais un besoin pressant de faire pipi mais pas envie du tout de sortir du lit, puis de la chambre avant de traverser le parc pour me retrouver dans les toilettes désertes du spa. Avant de nous endormir, mon amoureux et moi avions bien imaginé faire pipi derrière un arbre si nous avions un besoin urgent en pleine nuit mais, franchement, à ce moment-là, je me voyais mal mettre notre plan à exécution.

ABONNEZ-VOUS à MA NEWSLETTER!
Tous les vendredis, gratuitement dans votre boîte e-mail. Exemple.
Vos coordonnées ne seront jamais transmises à des tiers

Quand faut y aller faut donc y aller. J’ouvre la moustiquaire pour m’extraire du lit et, là, je vois le ciel avec ses millions d’étoiles à travers les parois de notre bulle. Je suis restée scotchée. C’était magique. Comme si nous dormions à la belle étoile (le confort en plus). Le temps était comme suspendu.

En sortant de la chambre, j’ai traversé le parc, et là, à la lueur de mon portable, je tombe sur un hérisson, tout seul, à quelques centimètres de moi. Lui et moi, tous les deux, comme seuls au monde. C’est un peu con mais j’en ai eu les larmes aux yeux. Comme si j’avais la chance d’être accueillie dans un nouveau monde alors que c’est celui qui m’entoure au quotidien mais que je ne vois pas, enfermée bien confortablement dans mon appartement.

A ce moment, j’ai complètement oublié les gens qui dormaient dans les « vraies » chambres dans l’hôtel (je me suis même surprise à ne plus les envier du tout), j’ai oublié le problème des toilettes, la chaleur insupportable dans la chambre la journée et j’étais là, à profiter à 2000% en ne souhaitant être nulle part ailleurs que là où je me trouvais.

Et là, je relis ce passage et je me dis que merde, je fais tout ce que j’essaie de me retenir de faire dans ce blog: la femme illuminée qui devient total cucul quand elle se rend compte de la beauté du monde qui l’entoure. Mais je n’arrive pas à faire autrement alors vous me pardonnerez pour cette fois… 😉

Voyager à des milliers de kilomètres de chez soi ou vivre une expérience hors de commun à quelques kilomètres de chez soi, ce n’est pas la longueur (du voyage…) qui compte.

Moi qui n’aime pas tellement voyager, j’ai d’ailleurs trouvé un autre truc pour sortir de ma routine sans bouger: les défis que je « m’impose » chaque mois. Ça me permet de faire les choses différemment tout en continuant à vivre mon quotidien. En y pensant, ça me fait exactement le même effet que la Crète ou cette nuit dans une bulle: d’abord je compare, je trouve que c’est moins bien que ce que je connais. Puis je me laisse aller, je prends ce qu’il y a à prendre. Parfois je me rends compte que c’est mieux que ce que je vis au quotidien, parfois je me rends compte que c’est moins bien ou pareil mais ça me permet, dans tous les cas, d’apprécier mon quotidien différemment.

Il y a quelques jours, une journaliste a écrit un article sur les défis que je me lance chaque mois et je trouve qu’elle a super bien saisi l’esprit dans lequel je les fais. Pour le lire, cliquez ici.

Si vous voulez suivre mes défis, inscrivez-vous à ma newsletter. Vous trouvez le formulaire d’inscription à plusieurs endroits sur le blog. J’y annonce les défis que je me lance et j’y fais, chaque mois, le bilan du défi du mois qui vient de se terminer.

N'OUBLIEZ PAS VOTRE CADEAU!
Rejoignez les plus de 2'000 abonné.e.s à ma boostletter hebdomadaire (exemple) et recevez GRAUITEMENT mon guide numérique "3 habitudes simples et gratuites qui vont transformer votre vie"
Vos données ne seront jamais transmises à des tiers
6
Vous aimez? Partagez! Share on FacebookShare on Google+Pin on PinterestTweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone

Il n'y a pas encore de commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *