Pourquoi regarder plus loin que le bout de son nez est primordial

Quand j’étais petite, j’allais régulièrement donner du pain aux canards avec ma mère. Il nous restait du pain, on avait des canards pas loin de chez nous. Le pain n’allait pas finir à la poubelle et les canards allaient pouvoir manger. C’est ce qu’on appelle une opération win-win.

C’est en tous cas ce que je pensais avant de tomber sur ce panneau, au bord du lac, il y a quelques semaines sur lequel il était écrit:

IL EST INTERDIT DE NOURRIR LES OISEAUX SAUVAGES

Le nourrissage engendre les conséquences suivantes:

  • Il est à l’origine de regroupements de volatiles qui favorisent le développement de maladies et de nuisances (dont la grippe aviaire).
  • Il rend les oiseaux sauvages dépendants de l’homme.
  • En nourrissant les oiseaux, on peut également attirer d’autres espèces nuisibles tels que les rats.
  • Il améliore la robustesse, le taux de reproduction ainsi que la longévité des oiseaux adultes (même malades), augmentant paradoxalement la mortalité des jeunes en manque de nourriture.
Regarder plus loin que le bout de son nez est essentiel

Le panneau qui a changé ma manière de voir les choses.

 

Ah ouais, j’avais effectivement pas vu les choses sous cet angle…

J’avais pourtant l’impression d’être sympa avec ces oiseaux en leur permettant de ne pas avoir à trop se fatiguer pour manger. Comme quoi, quand on croit bien faire, on se trompe parfois.

Ça m’a fait penser au nombre de fois où j’ai aidé quelqu’un alors qu’il.elle ne me l’avait même pas demandé ou que, le fait de le faire ne donnait pas la possibilité à cette personne d’apprendre quelque chose d’important pour la suite, quelque chose qui allait lui permettre d’évoluer. Mais moi, à ce moment là, je ne pensais pas du tout à ça. Je pensais surtout à sortir à tout prix cette personne de la mouise et, par la même occasion, passer pour la nana trop sympa.

Souvent, on se dit effectivement que, comme on a les moyens (matériels, physiques, intellectuels) d’aider quelqu’un, ça serait pas sympa de ne pas le faire. C’est vrai que, à court terme, c’est l’impression que ça peut donner mais, moi, avec le recul, j’aurais parfois aimé qu’on me laisse un peu plus dans ma merde au lieu de toujours me trouver une solution qui allait m’empêcher de passer un moment difficile et, surtout, empêcher la personne d’en face, qui m’aimait certainement beaucoup, de souffrir en me voyant souffrir.

L’autre jour, en rentrant de chez ma sœur, en marchant, je suis passée devant la vitrine d’une association qui proposait un système d’échanges de services. Tu sais l’anglais alors tu peux l’apprendre à quelqu’un. Ça te donne la possibilité de recevoir un service en retour et pas forcément de la personne à qui tu as donné un cours d’anglais. Ce qui m’a le plus surpris, ce n’est pas ce système d’échanges mais ce que j’ai pu lire plus loin:

Si Eloïse souhaite repeindre sa cuisine, Nadia lui expliquera comment faire mais elle ne repeindra pas la cuisine à sa place.

J’ai trouvé ça génial: favoriser l’autonomie plutôt qu’entretenir la dépendance. Arrêter de chercher à tout prix à sauver la personne sur le moment mais chercher à assurer son épanouissement sur le long terme.

Oser parfois être un peu moins sympa sur le moment, ça c’est un sacré défi! 😉

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