Et si la majorité de vos décisions était guidée par la peur…

Il y a quelques jours, il m’est arrivé quelque chose qui me fait très régulièrement réfléchir depuis.

Je vais souvent au cinéma. Pour payer moins cher chaque place, j’ai une sorte de carte de fidélité. En gros, je la charge de 5 places qui coûtent moins chères que 5 places achetées séparément. Quand elle est vide, je la remplis à nouveau avec 5 places et ainsi de suite.

La dernière fois que je suis allée au cinéma, la femme à la caisse me demande mon adresse e-mail. Je la voyais venir gros comme une maison! Moi qui ne supporte pas d’être bombardée de newsletters sans intérêt, je lui demande pour quelle raison elle a besoin de la connaître. Elle me répond que c’est très important, que c’est pour m’avertir quand ma carte arrive à expiration afin que je me dépêche d’utiliser les places qu’il me reste et ainsi éviter que je les perde. Vu que ces places ne sont pas nominatives et que je vais souvent au cinéma avec mon amoureux, j’aime mieux vous dire que cette situation ne risque pas de m’arriver.

Pourtant je me mets à réfléchir à toute vitesse – enfin mon petit diable se met illico en action – en me disant que ce serait quand même con que ça m’arrive une fois, on ne sait jamais. Si ça m’arrivait, ce serait comme de jeter de l’argent par les fenêtres et moi qui flippe toujours de manquer de fric, ça serait peut-être le début de la fin, je finirai alors sous les ponts, seule, à dormir sous une tente alors que j’apprécie tellement mon lit douillet…

Mais là, mon petit ange est rapidement venu à ma rescousse pour faire taire ce maudit petit diable qui imagine toujours ce qui risquerait peut-être un jour d’arriver si… Celui-ci lui rétorque alors que, depuis les années que je possède cette carte, ça ne m’est jamais arrivé, que je suis plutôt toujours en train de la recharger plutôt que de me forcer à aller au ciné pour utiliser ces places. Et puis, si ça m’arrivait une fois, qu’est-ce qui pourrait arriver de pire? Pas grand chose quand je prends le temps d’y penser sereinement.

Là, mon petit diable ne s’est pas démonté en essayant de me faire passer pour la méchante fille en me disant que c’est quand même salaud pour cette pauvre femme qui doit demander leur adresse mail à tous les clients. Que si tout le monde lui répond non, elle va se prendre une brossée par son.a chef.fe. Et, là, l’ange est revenu en mettant son holà en me disant que j’ai quand même la liberté de choisir ce qui m’arrange et que, si elle me pose cette question, j’ai bien le droit de répondre par oui OU par non.

Moi qui ai pas mal de peine à m’affirmer – surtout quand il faut réagir rapidos -, j’ai remercié la caissière en ajoutant que j’allais faire sans, avec le souffle un peu court et la voix qui tremble mais je l’ai fait et j’étais super fière de moi. Comme quoi il y a parfois des petites victoires finalement pas si petites que ça dans la vie.

Depuis, je n’arrête pas de penser au nombre de choses que je fais (ou serais tentée de faire) par peur (donc un élément qui vient de l’extérieur) plutôt que par envie (une flamme qui me brûle de l’intérieur).

A peine quelques jours plus tard, rebelote…

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Et, là, le « cauchemar » a commencé. Chaque fois que je croyais m’être désinscrite, je vérifiais quand même bien encore une fois et là je me rendais compte que ce n’était pas encore le cas. J’ai dû cliquer sur je ne sais pas combien de boutons pour que je sois enfin vraiment désinscrite. J’ai trouvé particulièrement tordu le coup du Annuler et perdre mes avantages, comme si on m’annonçait un drame. (J’avoue que j’ai quand même hésité quelques secondes en me disant que je passais peut-être quand même vraiment à côté d’un truc incroyable.)

Quand la peur me retient de passer à l'action

La peur nous pousse souvent à faire des choses que nous n’aurions pas faites si nous n’avions pas ressenti cette émotion mais elle peut aussi nous empêcher d’en faire d’autres. J’ai bien aimé ces mots à ce propos:

Quand la peur nous empêche de passer à l'action

Désormais la peur n’est plus mon moteur

Depuis, je pense très souvent à ma peur et je vois que c’est souvent elle qui me pousse ou me retient de passer à l’action. Aujourd’hui, je joue avec elle au quotidien en essayant d’être plus forte qu’elle parce que je me rends compte qu’elle tente certainement de me protéger (contre quoi, ça reste un mystère parce que, franchement, en regardant les décisions que je dois prendre au quotidien, on ne peut pas dire que je risque ma vie tous les jours…) mais qu’elle m’empêche surtout de faire des choses qui sortent un peu de mon ordinaire. Ah, cette fameuse zone de confort… 😉

Ça me fait repenser à cette phrase que j’avais déjà partagée avec vous dans un précédent billet:

On cherche souvent à compenser son malaise plutôt qu’à alimenter son bien-être. Qu’est-ce que je préfère: une joyeuse expansion de moi-même ou une tristounette compensation de mon malêtre?

Depuis ce coup du cinéma, j’essaie d’agir plus souvent par envie que par peur et ça marche! Mon diable vient de moins en moins souvent crier des trucs horribles à mon oreille et mon ange me fait pousser des ailes pour tenter des choses. Et pour l’instant il ne m’est vraiment rien arrivé d’horrible. Au contraire…

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1 Commentaire
  • Vérone
    juin 14, 2018

    La peur, le moteur caché… elle doit nous venir des temps ancestraux, ceux où il fallait fuir le prédateur. Aujourd’hui les dangers sont rarement vitaux mais notre cerveau reptilien n’a pas tant changé…. et on se retrouve angoissé à l’idée de ce qu’on va penser de nous si… ou d’avoir fait une fausse manip sur un site internet (oui, bon, et au pire, personne ne va débarquer chez nous pour nous égorger ?). Et la pub sait jouer sur cette peur (« vous voulez notre carte ? elle est gratuite !  » – non merci, elle est inutile) ou sur toute autre faiblesse (Vous allez craquer pour leur goût inimitable… – non merci, j’ai arrêté de craquer quand j’avais quatre ans).
    Lu un article intéressant sur le site Raptitude, cette semaine. Le regard de l’autre, pourquoi compte-t-il tant ? Parce qu’autrefois être jugé et mis à l’écart était une menace pour la survie de l’individu. Sauf qu’on n’est plus à la Préhistoire. Faut se détendre ! (difficile)

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