Il y a une photo vraiment trop moche de moi sur Internet et c’est pas grave!!!!

Il y a quelques jours, une journaliste est venue chez moi pour m’interviewer sur le thème du minimalisme. Quelques jours plus tard, c’était au tour de son collègue photographe de venir chez moi pour prendre des clichés de mon appart’ et me tirer le portrait.

J’ai jamais aimé me faire photographier. Je ne me sens pas à l’aise quand quelqu’un avec un appareil photo maousse costaud se tient à 1 mètre de moi en me répétant qu’il faut que je me détende alors que j’ai déjà l’impression de l’être.

Ce jour-là, le photographe arrive. Super sympa. On papote. Il sort son appareil « discrètement » et commence à me tirer le portrait comme si de rien n’était. On papote. On papote encore. Et, plus je me crispe, plus il me pose des questions sur tout et rien pour me détendre.

Intérieurement, je me marre car c’est exactement la même stratégie qu’adopte mon ostéopathe quand il va me faire craquer la nuque alors qu’il sait que je DÉTESTE ça. Tout d’un coup, il sait qu’il va faire quelque chose qui va me crisper alors il me pose une question sortie de nulle part pour me détendre.

Moi, je me dis que ça se passe bien et que l’affaire va être pliée en moins de deux… Que nenni! (J’ai pourtant été journaliste pendant 10 ans, travaillant régulièrement en binôme avec un.e photographe alors je suis censée savoir que ça ne se passe jamais en moins de deux.)

Il me shoote et me shoote encore. Sans rire, j’ai l’impression qu’il appuie des centaines de fois sur le déclencheur.

Au bout d’un moment, je perds patience et lui demande s’il ne croit pas qu’il a ce qu’il faut. (Et là, il doit faire preuve d’énormément de tact parce que, s’il me dit que ce n’est pas le cas, je risque de le prendre mal. Des centaines de clichés et pas un de bon, aïe aïe aïe.)

On part alors sur une discussion super intéressante. Il commence à me raconter qu’il est photographe depuis plus de 20 ans et qu’il a donc commencé dans le métier bien avant l’ère du tout digital. Il m’explique que, quand il partait en reportage au début de sa carrière, il avait un film à disposition et qu’il fallait qu’il y ait une photo de bonne parmi ces quelques clichés. C’était comme ça et ça se passait en général très bien.

Aujourd’hui, le digital offre une telle « liberté » qu’il m’explique avoir souvent peur de ne pas ramener la bonne photo alors il en prend encore et encore en se disant que ce sera peut-être la prochaine la bonne. Et, une fois la séance terminée, il ne peut s’empêcher de se demander si celle qu’il n’a pas prise n’aurait pas finalement été la photo parfaite.

Pour illustrer cela, il me raconte qu’il devait immortaliser un groupe de 8 personnes. L’enfer pour un photographe! Il mitraille pour être sûr d’avoir une photo où tout le monde se trouve bien. Une fois la séance terminée, vu qu’on peut désormais immédiatement voir le résultat sur un ordinateur, il poursuit en me disant que chacun est venu derrière l’écran pour donner son avis. Finalement, le service photo du magazine qui le mandatait a copier-coller les têtes pour que chacun se trouve parfait. Ce n’est donc même pas vraiment un cliché qu’il a pris qui a paru au final.

La technologie nous offre une telle liberté – en apparence – que chacun recherche la perfection: le photographe, le magazine qui fera paraître le sujet, le modèle,… Et, comme on sait bien que la perfection n’existe que dans nos têtes, c’est mission impossible.

Ça me fait penser à cette conférence TED excellente sur Le paradoxe du choix. A voir absolument!

La perfection est un leurre!

Dans ma quête spirituelle, c’est une des choses que je cherche désormais: me satisfaire de ce qui est. Pas que je ne sois pas ambitieuse mais je ne cherche plus une perfection qui n’existe que dans ma tête. J’ai d’ailleurs dit au photographe que je lui faisais confiance et que je ne souhaitais pas voir les photos avant parution. De toutes manières, me connaissant, je suis sûre que je ne me trouverai pas dingue. Elle sera peut-être bien mais je ne pourrai m’empêcher de penser qu’elle aurait pu être mieux.

ABONNEZ-VOUS à MA NEWSLETTER!
Tous les vendredis, gratuitement dans votre boîte e-mail. Exemple.
Vos coordonnées ne seront jamais transmises à des tiers

Parfois, je me challenge et fais exprès de ne pas chercher la perfection pour me prouver que je n’en meurs pas. Je rigole toujours en pensant à ça parce que, quand mon livre est sorti en 2014, il y a eu pas mal de presse. Un matin, j’étais invitée à participer à la matinale d’une radio locale. Comme c’était à plus d’une heure de chez moi, j’ai dû partir à l’aube. Quand je suis arrivée, on a fait l’émission (qui s’est pas mal passée. De nouveau, c’était certainement pas parfait mais c’était comme c’était et c’est très bien comme ça). Avant de partir, une femme est venue vers moi pour me demander si elle pouvait me prendre en photo pour me mettre sur le site. Moi: Mais bien sûr, avec plaisir, allez-y!

Je n’ai pas demandé à voir la photo. Celle-ci est visible sur Google Images (et même sur mon blog, sous RJB Radio) depuis presque 4 ans et je n’en suis pas morte. Mieux, je me marre chaque fois que je la vois alors que je me trouve horrible mais C’EST PAS GRAVE. (Je suis sûre que certaines diront même que je ne suis pas si mal. On n’est toujours plus doux avec les autres qu’avec nous-même, non? Ou plus faux-cul!!!!!! 😉 ) Pour moi, cette photo est ma preuve que l’imperfection ne tue pas.

Ce qu’il y a de génial avec le fait de juste chercher à faire plutôt que de chercher à faire à la perfection, c’est que j’ose faire beaucoup plus qu’avant et l’action est bien plus importante que le résultat, je vous le promets. Je pense d’ailleurs que c’est une des clés pour avancer. Faire, même si c’est pas parfait. Ça nous permet de prendre confiance en nous, c’est hallucinant. La recherche de la perfection nous bride, j’en suis convaincue.

Hier, je lisais justement un article qui parlait de ça. C’était sur le livre La confiance en soi, de Charles Pépin

Voici ce que la journaliste note en introduction de l’interview de l’auteur:

On ne naît pas confiant, on le devient. Comment? En passant à l’action, avec tous les ratés, les obstacles mais aussi les bonnes surprises et les rencontres positives que se jeter à l’eau implique. On oublie donc l’idée d’attendre d’être 100% prêt pour passer à l’acte, car c’est le meilleur moyen de se priver des vertus libératrices de l’action.

Plus loin, à la question « Comment faire si, justement, c’est un manque de confiance en soi qui empêche de passer à l’acte? »

Il faut faire confiance à l’action plus qu’à soi. Car si on veut faire confiance qu’à soi, on se met trop la pression. Et si on attend que le moi soit parfaitement prêt, compétent et sûr de lui pour agir, on risque d’attendre longtemps. Il faut faire confiance au fait même d’agir, c’est ça qui est libérateur.

Alors, essayez, vous verrez, c’est tellement bon!!!!!!!

N'OUBLIEZ PAS VOTRE CADEAU!
Rejoignez les plus de 2'000 abonné.e.s à ma boostletter hebdomadaire (exemple) et recevez GRAUITEMENT mon guide numérique "3 habitudes simples et gratuites qui vont transformer votre vie"
Vos données ne seront jamais transmises à des tiers
5
Vous aimez? Partagez! Share on FacebookShare on Google+Pin on PinterestTweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
1 Commentaire
  • la parenthèse psy
    mai 14, 2018

    Etre naturelle devant un objectif est loiiiiiiiiiin d’être facile ! C’est un exercice que je redoute et qui me met très mal à l’aise aussi ! Tu as eu beaucoup de courage 😉
    Et tu as tout à fait raison, la confiance s’acquiert au fil des expériences !

    Belle journée,
    Line
    https://la-parenthese-psy.com/

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *