Comment arrêter de juger tout ce qui nous arrive

Je suis en train de lire « Cessez d’être gentil, soyez vrai », de Thomas d’Ansembourg.

En fait plutôt relire. Ça doit être la troisième ou quatrième fois que je me replonge dans cet ouvrage. À chaque fois, je le trouve excellent mais je n’arrive pourtant jamais à mettre ses conseils en pratique. C’est d’ailleurs pour ça que je le lis et relis encore. Parce que je ne désespère pas de parvenir un jour à réellement bien communiquer avec les gens qui m’entourent.
Je vous reparlerai certainement de ce bouquin plus en détails dans un prochain billet mais, pour le moment, je souhaitais surtout vous raconter une histoire. Ou plutôt vous raconter une histoire que relate Thomas d’Ansembourg dans cet ouvrage. Plus précisément un conte que Lao Tseu aimait raconter.
J’ai lu cette histoire et je l’ai reçue comme un coup de poing. Puis je me suis immédiatement dit que c’était bien joli mais que le vieux Chinois de l’histoire agissait comme un robot. (Vous savez, le genre de réflexion qu’on a tendance à se faire juste après avoir lu ou entendu quelque chose qui nous touche trop. Nous savons que nous devons agir sur ce point précis mais on trouve toutes les excuses pour ne pas le faire parce que ça nous parait… trop dur, trop ambitieux, pas le bon moment…)
C’est vrai que ce personnage peut paraître extrêmement froid et dénué de tout sentiment mais je trouve que, au-delà de ça, ce conte décrit à merveille notre tendance à réagir aux événements. Quand on y pense, on passe la majeure partie de notre vie à agir en réaction à des événements extérieurs.
Ces lignes ont tellement raisonné en moi que je voulais les partager avec vous.
C’est parti pour le « il était une fois… »
Un pauvre Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait: « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux le vendre. »
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion: « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue? Quel malheur! »

Le paysan se montra plus circonspect: « N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra? »

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau: « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur, mais une bénédiction.

– Je n’irais pas jusque-là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase? »

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier? Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis: « Pauvre ami! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours? Tu es vraiment à plaindre.

– Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

« Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.

– Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

Ça vous parle certainement aussi, non?! 😉
Suite à la lecture de cette histoire, je me suis dit qu’il serait génial si je parvenais à:

  • moins vivre en réaction aux événements (qu’ils soient heureux ou malheureux);
  • ne plus considérer les choses comme acquises;
  • être moins dans le jugement;
  • être moins agitée en courant dans tous les sens en fonction de signaux extérieurs;
  • moins tenter de toujours classer les choses dans la case « bien » ou « mal ».

Bref, avoir tout simplement plus confiance dans la vie et profiter de l’instant présent du mieux possible, sans juger de sa qualité.

Si cet ouvrage vous intéresse, cliquez sur cette image pour avoir plus de détails:

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5 Commentaires
  • Marie
    mai 25, 2016

    Merci pour cet article, beau et profond, à mettre en œuvre pour vivre l’instant présent sans toujours extrapoler, ni trop espérer ni jamais désespérer.

  • Mezzosoprane
    mai 25, 2016

    Précisément ce dont j’avais besoin de lire! Ça c’est fort…merci.

  • Sonia
    mai 26, 2016

    Belle histoire et long sujet ! J´attends avec impatiente l´article du livre de Thomas D´Ansenbourg. J´ai vu toutes ses conférences et les interviews! Il est un humain d´une grande générosité et d´une sensibilité à fleur peau que j´aime particulièrement. Ton blog est d´une originalité et simplicité qui est agréable. Bravo Mélanie!

  • Polly
    mai 29, 2016

    J’en connais d’autres des fables du genre, mais moi non plus j’arrive pas à les appliquer à la vie quotidienne. Je suis du genre fataliste et pourtant je me sens souvent plutôt malchanceuse… Pis si j’étais « vraie, ce serait le carnage, ha ha ha, alors je privilégie la gentillesse !

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