HU-MOUR!

J’ai souvent fonctionné en utilisant le deuxième degré. C’est un excellent moyen de se donner un air cool et de montrer aux gens qu’on ne prend rien au sérieux. Pour moi, deuxième degré et ironie allaient de pair. Aujourd’hui, adulte, quand je me retrouve en face de personnes qui vivent sur ce mode, j’avoue que ça me gonfle. En abuser, c’est comme mettre une armure entre les gens et soi afin de ne jamais se laisser toucher par rien. Ne pas se prendre au sérieux, c’est une chose, mais ne jamais prendre les autres aux sérieux, c’en est une autre.

Mais ce n’est que mon avis…

Je trouve que dans certaines circonstances, le deuxième degré a du bon surtout quand il s’agit de se moquer de ses propres failles. Il permet aussi de ne pas trop prendre au sérieux une situation qui n’a d’importance que celle qu’on veut bien lui donner.

Il y a quelques semaines, par exemple, une amie m’a envoyé cette photo. Elle était dans un vide-grenier et s’est retrouvée devant un stand… qui vendait le livre que j’ai publié à la fin de l’année! A première vue, j’étais vexée comme un pou. Moi qui pensais que j’avais sorti un chef d’œuvre, constater que quelqu’un voulait s’en débarrasser a touché mon ego.

Puis j’ai respiré un bon coup et j’ai décidé de prendre de la hauteur et de voir ça avec humour. Ça tombait bien puisque je venais de lire un article à ce sujet dans le magazine Femina. J’ai retenu cette phrase: « Etre capable de rire de soi prouve que l’on a su prendre de la distance et évoluer du pire vers le « pas si grave que ça ».

En plus, sans même parler d’humour, je ne fais que prôner le fait de se débarrasser des livres une fois qu’on les a lus. Oui, mais pas le mien. Eh ben si, le mien aussi!

Si je veux vraiment voir les choses du bon côté, je peux me dire que mon bouquin aura eu la chance d’être lu deux fois, voire même trois si la personne qui a fait son acquisition ce jour-là décide elle aussi de le passer plus loin. A moins que personne n’en ait voulu et que, rentrée chez elle, la responsable du stand a dû le jeter à la poubelle. Et puis? Si c’est le plus grave qui puisse arriver, je peux l’assumer.

Prendre du recul, rire de ses propres failles, c’est quand même mieux que de se formaliser pour la moindre broutille, non? Ça m’a finalement fait rire et ça a surtout beaucoup fait rire les gens à qui j’ai montré cette photo. (Vous pouvez donc rire aussi, je ne me formaliserai pas! ) Et rien ne vaut une bonne partie de rigolade, non?!

Je vais demander à Douglas Kennedy comment il prend la chose vu qu’il s’est retrouvé à côté de moi sur ce stand… Douglas et moi, même combat! 😉

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2 Commentaires
  • swissrubberchicken
    avril 20, 2015

    mais vous êtes obligée de bien le prendre! j’ai acheté votre livre, mais si j’ai bien lu et intégré ce que vous défendez, j’imagine que je peux aisément imaginer qu’un jour, en allant vers des principes de simplification, si je me détache des choses qui ne me sont pas essentielles, ce livre aura cessé d’avoir une importance vitale (sens de la mesure) : j’aurai intégré ce qu’il pouvait m’apporter et je le ferai vivre plus loin, chez une amie, etc. tout comme j’aurai donné à textura mon jeans trop-joli-mais-que-je-ne-mettrai-plus-jamais. admettons que je lise votre livre 25 fois, si si, admettons, et bien même là, je le saurai par coeur et il ne me sera peut-être plus essentiel, vous ne croyez pas? vos écrits prônent la simplicité, le « decluttering », soyez fière que votre livre se retrouve en brocante: vos lectrices/lecteurs vous lisent vraiment 😉

  • Marine
    avril 20, 2015

    Ce post m’a bien fait sourire et rire, tout à fait pertinent et de bon conseil : l’humour, à différencier de la dérision systématique ou encore du sarcasme, peut sauver de bien des situations, j’y crois dur comme fer, bien que je ne sois pas toujours à la hauteur, mais ça se travaille aussi. Et puis l’ego, celui des autres mais surtout le nôtre, qui va se nicher partout pour compliquer l’affaire, souvent à notre insu. Apprendre à prendre de la distance, ça aide décidément à vivre … plus simplement. Vous l’exprimez si joliment, plus même : élégamment, jusqu’à la chute du billet. Allez, j’attends vos prochains messages, véritable moment de grâce quand ils arrivent, et là je suis très sérieuse.

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