Envie d’avoir envie

J’arrive presque au terme de mon année sans shopping. Plus que 10 jours… J’ai fait le plus dur et, pourtant, ce sont ces derniers jours qui me paraissent les plus difficiles. M’interdire tout achat (fringues, pompes, bijoux, accessoires) n’a pas été aussi rude que j’imaginais mais maintenant que je vois que j’y suis presque, j’ai envie d’acheter des choses. Rien de particulier. J’ai juste envie de faire entrer un peu de neuf dans ma garde-robe, de tendre de l’argent à un caissier, de découper une étiquette en rentrant chez moi, d’enfiler un nouveau vêtement pour la première fois. Bref, toutes ces petites choses toute simple que je n’ai plus faites depuis bientôt 12 mois entiers.

La question que tout le monde me pose en cette fin d’année, c’est: « comment tu vas gérer la reprise? » J’ai l’impression d’être une droguée qui aurait été privée de ses doses depuis longtemps et à qui on dirait « vas-y, tu peux y retoucher maintenant. » C’est vrai que je me réjouis autant que j’angoisse. Je me demande si je vais acheter frénétiquement histoire de compenser cette année de manque ou si, au contraire, je vais encore me retenir un maximum afin de ne pas replonger dans des achats compulsifs.

Pendant cette année, je me suis rendue compte qu’il y avait trois sortes d’achats.

1. les achats de nécessité

2, les achats de plaisir

3. les achats superflus

J’aimerais arriver à me limiter aux achats plaisir en évitant ceux superflus, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas nécessaires et qui n’apportent aucun sentiment de plaisir, à part peut-être pendant quelques minutes. C’est, par exemple, le cas de ce pull. Le Xième. Vous êtes contente de l’achat mais sans plus. Vous le portez une fois sans grand enthousiasme puis il finit par traîner au fond d’un placard. Chaque fois que vous le voyez, vous vous dites qu’il est quand même sympa et que c’est dommage de ne pas le porter plus mais chaque fois que vous le ressayez, vous n’êtes pas conquis et vous le rangez à nouveau.

Vendredi, je suis allée chez Ikea. J’avais besoin de quelques trucs mais, en me baladant dans les rayons, je me suis rendue compte que j’avais surtout envie de 1000 autres choses. Plus que d’avoir envie, j’avais envie d’avoir envie. La nuance est ténue mais elle existe bel et bien. J’avais envie de dépenser ou de trouver quelque chose à acheter plus qu’envie d’un objet en particulier. C’est le moment où votre tête se met en branle pour vous persuader que vous auriez envie d’une chose alors que ce n’est pas du tout le cas. Que cet acte d’achat vous rendra plus heureuse alors que ce n’est pas du tout le cas. L’année prochaine, j’espère que j’arriverai à faire la différence entre ce dont j’ai envie et ce dont j’ai envie d’avoir envie.

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1 Commentaire
  • blanc
    décembre 22, 2014

    par bonheur vu que tu vas débuter l année au chalet à la montagne !!!! seules les grandes nécessités neige amitié famille ne s achètent pas alors premier test facile courage !!! tout va très bien se passer

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