Glandez en toute bonne conscience

Cela fait quelques mois que j’ai baissé mon temps de travail. Désormais, je travaille à 80%, soit 4 jours par semaine. J’avais envie de prendre du temps pour développer des projets personnels (aïe, ça c’est très la formule je viens de me faire virer mais je ne veux pas dire que c’est le cas! Donc, non, je ne me suis pas faite virer à 20%). Je crois que c’est une des meilleures décisions que j’ai prise de ma vie. J’avais déjà travaillé à ce rythme il y a de longues années et j’avais déjà trouvé ça génial. En fait, je trouve que c’est le rythme idéal. On travaille suffisamment pour pouvoir faire quelque chose d’intéressant et on a suffisamment de congé pour pouvoir faire des choses intéressantes. Comme quoi avoir le beurre et l’argent du beurre est parfois possible.

Je voulais développer des activités annexes et je pensais que perdre 20% de mon salaire allait me motiver à en trouver afin de compenser ce manque à gagner. J’ai écrit une ou deux fois des articles pour d’autres magazines mais je me suis rendue compte que je ne voulais pas faire la même chose pendant mon jour off que pendant le reste de la semaine. Si je le faisais, c’était surtout pour faire d’autres choses. Pour l’instant, tout roule et les propositions sont venues à moi sans que je les cherche vraiment. Et des propositions plutôt super méga cool. (Comme celle de la FRC qui m’a proposé d’écrire un livre sur l’anti-gaspillage dans les fringues avec le ton de mon blog. Ça s’appellera « Fashion mais pas Victime », ça sortira en décembre et je ne manquerai pas de vous en reparler.)

Encore fallait-il décider du jour off que j’allais prendre. Prendre deux demies journées par semaine, c’était exclu. C’est le meilleur moyen pour ne pas profiter de son temps libre. En même temps, vu que je voulais développer des projets personnels, je ne voulais prendre ni le vendredi ni le lundi pour ne pas être tentée de ne faire qu’un long week-end plutôt que de bosser, même juste un peu, pour moi. (Dans un de mes précédents jobs, j’avais le lundi de congé et j’avais finalement trouvé ça plus cool que le vendredi. Déjà, je n’avais plus de blues du dimanche soir et j’avais vraiment l’impression de gagner un jour. J’aurais moins apprécié le vendredi. En plus, souvent, on est déjà en mode week-end le vendredi donc l’ambiance au boulot est plus détendue que le lundi où tout le monde tire la gueule.)

J’ai choisi le jeudi. J’ai trouvé ça bien et le temps m’a donné raison. Vous avez déjà bien avancé dans la semaine puis jeudi off puis de nouveau un coup de boulot le vendredi puis de nouveau off. Le pied géant. Au début, je me suis vraiment mise au boulot le jeudi mais je ne touchais rien de ce qui concernait mon job. (Et je m’y tiens! Autrement, je ne vois pas l’intérêt de se faire payer moins par son boss si c’est pour continuer à travailler pour lui durant cette journée.) Je me levais plus tard que le reste de la semaine mais pas trop tard quand même puis je me mettais au travail et je finissais stressée à la fin de la journée si j’avais pas fait quelque chose que j’estimais suffisamment bien. Mais ça, c’était avant.

Avant d’être à 80%, j’ai toujours eu régulièrement besoin d’une journée où je ne faisais rien. La journée de glande totale. Je rechargeais ainsi les batteries. Souvent, je prétextais être un peu malade pour le faire parce que glander si on est en forme, j’ai toujours eu mauvaise conscience. Je crois même être tombée certaines fois vraiment malade pour pouvoir le faire. Ou quand la force du psychisme est avec nous… Figurez-vous que, depuis quelques semaines, le jeudi, c’est la glande totale, sans être malade et sans avoir mauvaise conscience. Mais quand je dis glande, c’est glande totale de chez totale genre je fais vraiment ce que je veux (et surtout rien) sans mauvaise conscience aucune. Eh bien figurez-vous que d’avoir l’occasion de le faire me donne moins envie de le faire. On est bizarre quand même. Souvent, je glande le matin puis je m’active quand même avec plaisir l’après-midi. Ou le contraire.

Tout ça pour vous dire que, quand on enlève la mauvaise conscience, on s’accorde le droit de faire des choses qu’on estime « mal » et, comme on s’accorde le droit de le faire, on a finalement moins envie de le faire.

C’est le billet « je sais pas vraiment où je voulais en venir » mais peut-être qu’il raisonnera quand même chez certains d’entre vous. Et, pour les autres, je me rattraperai demain. Ah non, c’est vrai, demain je glande! (Mais j’ai quand même déjà mis un billet en boîte donc vous aurez de mes nouvelles grâce à la magie de la technologie et de l’anticipation!)

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