[Simply111] Mois de mai sans se justifier: l’heure du bilan

Pour mon défi Simply111 (1 mois 1 défi pendant 11 mois), j’avais choisi de passer tout mai sans me justifier. Pourquoi? Parce que, se justifier, c’est se mettre dans la position de celui qui a tort. Et que ce n’est pas parce qu’on décline une invitation qu’on a tort.

J’ai donc essayé de prendre la position de celle qui dit « non » (parce que je me justifie quand même vachement moins souvent quand je réponds « oui »! 😉 ) sans rien ajouter derrière. Et…

… j’ai pas été une as en la matière.

J’y suis arrivée parfois. Pour être sincère, « parfois » tendance plutôt « très peu ».

A chaque fois que c’était le cas, c’était parce que je répondais par message. Donc avec un ordi ou un smartphone entre la personne qui me demandait quelque chose et moi.

Quand j’avais la personne en face, je ne pouvais pas m’empêcher d’ajouter un long blabla pour me justifier de décliner sa demande. Tout ça pour éviter l’éventualité qu’elle se mette à me regarder avec un regard interrogateur, du genre de celui qui dit « Ah bon, tu me dis « non » et pourquoi donc? » Donc, pour éviter cela, je prenais les devants et me lançais dans un long charabia.

En écrivant cette phrase, je me dis que se justifier c’est être un peu lâche en fait, non?!

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J’ai même une amie qui, lorsque j’ai décliné l’invitation à son anniversaire alors qu’elle était en face de moi, m’a dit au moment où je me lançais dans une longue explication:

« T’avais pas dit que tu ne te justifiais pas ce mois? C’est bon, j’ai pas besoin d’explications. »

Et moi:

« Oui, mais je voulais quand même te dire que… parce que c’est important que tu saches que… »

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ça me rappelle tellement ça:

Cette vidéo ne dure qu’1 minute. Si vous voulez voir la vidéo en entier (12 minutes) qui explique en détails pourquoi il est si important de dire « non », cliquez ici! (Cette vidéo traite des Fêtes de fin d’année mais c’est valable tout le temps.)

Je me rends compte que les vrais potes sont ceux à qui on peut dire « non » sans rien ajouter (quand on arrive à le faire) et qui l’acceptent sans penser qu’on les rejette ou qu’on a quelque chose contre eux. Ceux qui nous prennent comme on est. Tout simplement.

Vous connaissez sûrement ces gens, parfois de très bons amis voire des membres de votre famille, avec lesquels vous vous sentez régulièrement pris au piège. Comme si vous deviez agir d’une certaine manière pour mériter leur amitié ou leur amour. Du coup, vous finissez par éviter de prendre leur appel histoire de ne pas vous retrouver dans une situation où vous vous forcez à dire « oui » alors que vous n’avez même pas pris le temps de réfléchir. 

J’ai un pote qui est hyper-franc. Il n’est pas du genre à y aller par quatre chemins quand il s’agit de dire les choses. Un jour, nous avions rendez-vous et, quelques heures avant, il m’appelle pour me dire qu’il annule parce qu’il préfère aller se balader en montagne.

Vous auriez dû voir ma tête! Je lui ai répondu « ok. Bonne balade alors… »

J’étais sous le coup. En raccrochant, je me suis dit qu’il était quand même vachement gonflé. Quand même, préférer aller se balader en montagne plutôt que de boire un verre avec moi…

Une fois le coup à l’ego passé, je me suis dit qu’il avait 1000 fois raisons de le faire, qu’il avait le droit et que c’était mon problème si je n’arrivais pas à accepter cela. En fait, j’étais jalouse de sa franchise. Moi qui ne me donnais pas la liberté de l’être, je l’enviais.

Cet ami, c’est un vrai pote. Celui que vous pouvez ne pas entendre ou voir pendant des mois et qui, quand vous l’appelez, vous dira toujours à quel point il est heureux de vous entendre et jamais que « ah bon, quand même, je me demandais si t’étais morte! T’aurais pu donner des nouvelles quand même… »

Avec combien de personnes de votre entourage vous sentez-vous complètement libre d’être qui vous êtes, de faire ce que vous voulez et de dire ce que vous voulez?

Et à combien de personnes laissez-vous cette liberté de dire ce qu’elles pensent sans le leur reprocher par des mots ou un regard?

Je n’ai donc pas réussi mon défi de ce mois mais ça m’a permis de me poser pas mal de questions et ça me sera, j’en suis certaine, très utile pour la suite.

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1 Commentaire
  • Léa
    juin 6, 2017

    Ce défi c’est un peu celui que je me suis lancer pour mes 30 ans (il y a 6 mois). Ce n’est pas toujours évident mais quand je le fais je suis super fière et souvent je remarque que les gens ne sont pas plus fâché que d’habitude alors ça m’encourage. Depuis quelque mois je fais aussi le tri dans mes amitiés, les personnes qui ne sont pas compréhensive, qui ont tendance à vouloir me faire culpabiliser ou font la tête facilement je les vois moins. Et franchement ça fait du bien 🙂

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