Trop d’éditions limitées tuent les éditions limitées

Il y a des petits trucs comme ça qui vous illuminent une journée. Moi, durant l’été, c’est les cadeaux qui sont vendus avec les magazines féminins. Ça me rappelle mon enfance-adolescence quand j’attendais ça avec impatience et que je les achetais sur mon lieu de vacances.

Sacs, bracelets, pochettes, maillots de bain (jamais à ma taille), j’ai tout acheté. Pendant longtemps, je n’ai plus rien vu puis, il y a deux ans, je suis tombée sur un top labellisé Zadig & Voltaire pour le magazine Elle. Il y avait un gros REBELLE inscrit dessus. Franchement pas trop mon genre. Pas forcément le côté rebelle mais surtout le côté gros truc marqué sur le t-shirt.

Je l’ai porté quelques fois. Pas super souvent mais toujours avec plaisir. Ça me rappelait à chaque fois les vacances et ça suffisait à me make my day. Surtout qu’il y a ce petit côté exclusif de la fille qui est arrivée à se procurer le magazine au bon moment. Pas comme dans un magasin où vous avez normalement la saison pour acheter une pièce. (Si cette pièce avait été en magasin et que j’avais eu la saison pour l’acheter, je ne l’aurais sûrement pas fait d’ailleurs. Bon, en même temps, si elle avait été vendue 3 euros comme le prix qu’il fallait rajouter à celui du magazine, j’aurais peut-être réfléchi à deux fois. Pas très « la vie en plus simple », je vous l’accorde mais c’est l’été, on fait tout péter!!!!!!)

Cette année, j’ai vu que le magazine Glamour proposait une tunique Swildens avec un indien en imprimé. De nouveau pas trop mon genre mais j’en ai quand même tellement eu envie que, comme j’étais en vacances beaucoup trop loin de la France (vu que ces goodies ne sont malheureusement pas disponibles avec les magazines vendus en Suisse) au moment de la sortie du magazine, j’ai envoyé ma belle-mère en mission.

En rentrant de vacances, j’ai donc eu le plaisir de me retrouver avec une tunique (bon, beaucoup plus mini rikiki que celle du mannequin qui la présentait sur l’édition précédente…) et un t-shirt que la marque Bel Air avait fait pour le magazine Biba, ma belle-mère n’étant plus très sûre de la commande. Dessus, c’est marqué « Pas de génie sans grain de folie ». De nouveau pas mon genre. Je le porte comme haut de pyjama et je m’endors avec le smile! Merci belle-maman!

En parcourant mon fil Instagram, je vois alors qu’Isabel Marant a aussi fait son t-shirt en édition limitée pour le magazine Elle. Ni une ni deux, la compulsive que je suis prends le volant direction Divonne pour acquérir le Graal. En arrivant au kiosque, je me suis rendue compte qu’il avait été transformé en souk. Pas un magazine féminin ou people (et il en reste pas mal malgré qu’on crie à la mort de la presse) qui n’était pas emballé dans un plastique avec un cadeau (souvent un t-shirt) à l’intérieur. Et là, vu le nombre, ça a tout de suite rendu le truc exclusif moins exclusif. Cet étalage de t-shirts qui se ressemblaient finalement tous. J’avais tout d’un coup l’image d’une usine bondée au Vietnam ou je ne sais où. J’ai quand même acheté le Elle parce que j’aime ce magazine et parce que c’est quand même un t-shirt Isabel Marant, faut pas déconner!

C’est l’été mais, promis, à la rentrée je ne tombe plus dans tous ces pièges de l’archi-consommation. Heureusement pour moi, ces actions ne sont qu’estivales…

N'oubliez pas votre cadeau avant de partir...
  optin horizontal

Chargez ce GUIDE NUMÉRIQUE GRATUIT et préparez-vous à vivre votre vie en beaucoup mieux.

Vos données ne seront jamais transmises à des tiers!
7
Vous aimez? Partagez! Share on FacebookShare on Google+Pin on PinterestTweet about this on TwitterShare on LinkedInEmail this to someone
3 Commentaires
  • Miss Glam
    août 11, 2015

    Moi les babioles que j’adore, sont ceux qu’on trouve dans les magazines déco, jardin … ou même truck santé !! 😉 ça peut toujours servir à rendre plus jolie une chambre ou la salle de bain !!

  • Caraque
    août 11, 2015

    Tiens c’est drôle, cela produit exactement l’effet inverse sur moi. J’ai toujours l’impression d’avoir une version « cheapifiée » puissance 10 d’une marque qui autrement pourrait être pas mal. Je me souviens notamment de hauts, ceinture et maquillage avec les « 20 ans » à l’époque… Le seul journal dont la lecture me faisait rire! Maintenant, j’achète de temps en temps des magazines en Angleterre avec du maquillage que je n’achèterais pas autrement, avec l’excuse de pratiquer une langue.

    • Mélanie
      août 12, 2015

      C’est vrai qu’en voyant cet étalage, ça m’a fait vraiment version « cheapifiée ». Je me suis alors sentie tiraillée entre l’envie et la répulsion.

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *