Qu’est-ce qui est vraiment important?

L’année dernière, lorsqu’on est venu me chercher pour écrire un bouquin sur l’anti-gaspillage dans la mode, je n’avais pas une minute à perdre. Je ne sais pas si ça vous arrive aussi, mais on vient rarement vous demander un boulot en vous disant: « Pas de stress, fais-le tranquillement. » C’est plutôt: « Bon, le délai est assez court vu qu’il me le fallait pour avant-hier… » Et heureusement que ça se passe comme ça finalement. En tous cas pour moi. Dites-moi qu’il n’y a pas d’urgence et c’est le meilleur moyen pour que je repousse l’échéance jusqu’à ce que ça devienne la panique tellement il me reste peu de temps jusqu’à la date du rendu qui était pourtant fixée très loin.

Donc, quand on est venu me chercher, il a fallu que je m’y mette fissa. Et je m’y suis mise. Mais devinez par quoi j’ai commencé? Par les remerciements! C’est bien ça! Il en faut mais si vous n’avez pas écrit l’ouvrage, soit les milliers de mots qui se situent entre le titre et les remerciements (à condition que vous ayez choisi de mettre ceux-ci à la fin), vous avez beau avoir écrit les plus sympathiques remerciements du monde, le livre ne sortira pas et les quelques lignes que vous aurez pondues n’auront servi à rien.

Vous auriez alors plutôt dû écrire: « Je remercie mon petit diable qui me pousse toujours à remettre l’important à plus tard et ne me permet jamais de mener mes projets à bien ou tellement dans le stress que le résultat n’est jamais à la hauteur de mes exigences… » Pas sûr que cet ouvrage soit un carton de librairie…

C’est comme pour mon boulot quotidien. J’ai un truc important à réaliser dans la journée? Je commence alors par trier mes mails. Et pas des mails qui ont à voir avec cette importante chose à réaliser. Non, un tri de mails qui me donne l’impression de me mettre au travail alors que je ne m’y mets pas vraiment.

Désormais, quand j’ai un travail important à réaliser, je prends deux minutes (ou plus) pour analyser en quoi il consiste et je commence par là même si j’aurais envie de commencer par tout autre chose pour fuir le fait de m’y atteler sérieusement. Donc, les mails, ce sera pour plus tard. Ils peuvent bien patienter. En tous cas ils ne risquent pas de disparaître comme par magie de ma boîte mail. Dommage d’ailleurs… 😉 Pareil pour les remerciements. Je les ai écrit quand j’avais rédigé tout le bouquin, très rapidement, alors que j’y passais des plombes lorsque j’avais commencé à le faire avant la rédaction du bouquin. Tout ça afin de me donner l’illusion de me mettre au boulot.

Pas merci mon petit diable!

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